La
Convention sur les zones humides
Rapport de la Sixième Session de la Conférence des Parties contractantes
Sixième Session de la Conférence des
Parties contractantes
Brisbane, Australie
19 au 27 mars 1996
Notes sur la première séance plénière
19 mars 1996, 14h00-17h30
Point I de lordre du jour: Inauguration de la Session
1. Mme Louise Lakos, Hongrie, Présidente du Comité permanent, souhaite la bienvenue aux participants.
2. M. Peter Bridgewater, Directeur de lAustralian Nature Conservation Agency, souhaite la bienvenue aux participants au nom de lAustralie, pays hôte.
Point II de lordre du jour: Déclarations générales
3. Les personnes suivantes prononcent des discours de bienvenue et des déclarations de principe:
- Neville T. Bonner, Ancien du pays Jagera aborigène, comprenant Brisbane et son bassin
- Eddie Hegerl, Australian Wetland Alliance, au nom des organisations australiennes non gouvernementales
- Le Conseiller John Campbell, maire suppléant, au nom du lord-maire et de la population de Brisbane
- LHonorable Brian Littleproud, ministre de lEnvironnement du Queensland
- Le Sénateur Robert Hill, ministre fédéral de lEnvironnement, des Sports et des Territoires
- Calestous Juma, Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique
- David McDowell, Directeur général de lUICN-Union mondiale pour la nature
- Chris Kalden, Président de Wetlands International
- Claude Martin, Directeur général du WWF International
- David Pritchard, Royal Society for the Protection of Birds, au nom de BirdLife International
- Delmar Blasco, Secrétaire général de la Convention de Ramsar sur les zones humides.
[Le texte intégral de ces allocutions figure dans le Volume 8/12 des Procès-verbaux.]
Point III de lordre du jour: Adoption de lordre du jour
4. Lordre du jour, présenté sous la cote DOC.6.1, est adopté par consensus.
Point IV de lordre du jour: Adoption du Règlement intérieur
5. Le Règlement intérieur, présenté sous la cote DOC.6.3, est adopté par consensus.
6. Les Pays-Bas souhaitent apporter des amendements au Règlement intérieur pour les futures sessions et sont invités à communiquer leurs propositions au Secrétariat.
Point V de lordre du jour: Election du président et des vice-présidents
7. Sur proposition de lAustralie, le Comité de la Conférence recommande de nommer M. Peter Bridgewater président de la Conférence. M. Bridgewater est élu président de la Conférence par acclamation.
8. Sur proposition du Comité de la Conférence, Mme Emma Diaz de Gordillo, Guatemala, et M. Ban-Ymary Daboulaye, Tchad, sont élus vice-présidente et vice-président par acclamation.
9. Dans son nouveau rôle de président, M. Bridgewater fait plusieurs annonces relatives au déroulement de la Session. Les interventions des participants doivent être aussi brèves que possible. Des notes écrites doivent être transmises aux rapporteurs, en particulier lorsque lexactitude du libellé est primordiale. Afin dassurer un déroulement sans heurt de la session, il conviendrait de discuter à lavance des questions sensibles avec le président de la Conférence, les vice-présidents ou le Secrétaire général.
Point VI de lordre du jour: Nomination du Comité de vérification des pouvoirs
10. Selon larticle 3.3 du Règlement intérieur, le Comité de vérification des pouvoirs se compose de cinq membres. Le Comité de la Conférence propose lAustralie, la Bulgarie, le Chili, la République populaire de Chine et lOuganda.
11. Le Comité de la Conférence propose, en outre, la Norvège et les Etats-Unis dAmérique comme membres supplémentaires spéciaux, afin que toutes les régions soient représentées. Ces Parties contractantes sont élues par consensus.
12. Le Comité de la Conférence recommande délire la Bulgarie à la présidence du Comité de vérification des pouvoirs. Cette proposition est adoptée par acclamation.
Point VII de lordre du jour: Admission des observateurs
13. La liste dobservateurs communiquée sous la cote DOC.6.4 ne fait lobjet daucune objection et devient donc liste officielle des observateurs.
Notes sur la deuxième séance plénière
20 mars, 09h00-17h30
Point VIII a) de lordre du jour: Présentation du rapport du Comité permanent de la Convention
La Hongrie (Présidence du Comité permanent)
14. rappelle lhistoire et la composition du Comité permanent, et résume ses
activités pour la période triennale de 1993 à 1996, décrites dans le document DOC.6.5.
15. Le Comité a été chargé de préparer le Projet de Plan stratégique 1997-2002 ce qui fut une tâche des plus stimulantes. Naturellement, le projet a fait lobjet de débats approfondis lors des réunions régionales, et par les ONG. Le Comité avait lintention de présenter une recommandation ferme sur le budget pour la prochaine période triennale, mais le Sous-groupe des finances nest parvenu à aucune conclusion, faute dinformations suffisantes de la part des Parties contractantes. Cette question sera examinée lors des réunions régionales prévues durant la présente Conférence et, si tout se passe bien, le Comité sera en mesure de faire une recommandation à une date ultérieure.
16. Le Comité permanent recommande ladoption de la Résolution VI.6 portant sur la modification du nom et des principes opérationnels du Fonds de conservation des zones humides et de la Résolution VI.7 sur la nouvelle composition du GEST.
17. Le Comité permanent ne disposait daucune procédure précise pour rechercher un nouveau Secrétaire général. Il convient de remercier Dan Navid, lex-Secrétaire général, Jim McCuaig, le Secrétaire général par intérim, Delmar Blasco, le nouveau Secrétaire général qui a déjà fait ses preuves, David McDowell et lUICN pour leur aide, ainsi que le Service canadien de la faune, pour avoir détaché M. McCuaig.
18. Il importe également de remercier les pays qui ont accueilli le Comité permanent, le GEST et les réunions régionales, à savoir lArgentine, lAustralie, la Bulgarie, la France, la Hongrie, lInde, le Kenya, le Panama et la Suisse, ainsi que les quatre organisations partenaires, le Vice-président Anderson Koyo (Kenya), Graham Donald (R.-U.), président du Sous-groupe des finances, et le Bureau pour son aide précieuse.
La Trinité-et-Tobago
20. propose un vote de remerciement à ladresse de Louise Lakos qui a assumé à la
perfection son rôle de Présidente tout au long de la période triennale. Cette
proposition est adoptée par acclamation.
Point VIII b) de lordre du jour: Rapport du Groupe dévaluation scientifique et technique (GEST)
Mihály Végh (Hongrie)
20. rapporte les activités du GEST durant la période triennale écoulée, décrites dans
le document DOC.6.5.
21. Il remercie les autres membres du GEST pour leur travail: Tom Dahl, Max Finlayson, François Letourneux, Yaa Ntiamoa-Baidu, Roberto Schlatter, Mohammad Shatanawi.
22. Le GEST fait plusieurs recommandations à la Conférence, lesquelles figurent dans le document DOC.6.5.
Point VIII c) de lordre du jour: Introduction du Plan stratégique 1997-2002
Anderson Koyo (Kenya), Vice-président du Comité
permanent
23. introduit le document DOC.6.14, Projet de Plan stratégique 1997-2002, dont il décrit
les huit objectifs généraux. Il remercie toutes les Parties contractantes et les
personnes qui ont apporté une aide précieuse à ce plan.
Le président
24. rend hommage à Anderson Koyo qui a présidé le Sous-groupe de rédaction du Plan
stratégique. Tout commentaire sur le Plan sera transmis au Secrétariat ou à M. Koyo
lui-même.
Point IX de lordre du jour: Rapport du Bureau de la Convention
Le Secrétaire général
25. renvoie au document DOC.6.6, Rapport triennal du Bureau de la Convention, auquel il
apporte les corrections et ajouts suivants:
- La pratique consistant à confier aux Conseillers techniques des responsabilités régionales plutôt que thématiques est efficace et doit être maintenue. Les Conseillers techniques sont de plus en plus surchargés parce que de plus en plus de Parties contractantes demandent de laide.
- Il souligne une fois de plus les excellentes relations de travail avec les quatre partenaires de la Convention; une réunion a eu lieu récemment pour planifier la Conférence des Parties et une réunion complémentaire est prévue en juillet. Il espère que de nouveaux liens de partenariat sétabliront à lavenir.
- Les activités de communication de la Convention méritent une plus grande attention et le Secrétaire général examinera cette question importante à lissue de la Conférence.
- Parmi les pays qui ont participé au financement de louvrage à paraître sur la diversité biologique des zones humides, le Danemark devrait figurer avec la Suède et lInde.
- Le bilan positif net de CHF 41.000 pour 1995 devrait être corrigé à CHF 28.891, ce qui est toujours mieux que le déficit prévu en septembre 1995.
- Il prie les Parties contractantes de verser en temps voulu leurs cotisations pour 1996.
- Lajustement au coût de la vie devrait être de 1% (et non pas de 2%).
- Bien que la structure du personnel soit efficace, certains ajustements pourraient être envisagés à lissue de la Conférence.
26. Concernant le document DOC.6.6., Annexe 1, Fonds de conservation des zones humides, le financement total denviron CHF 1,7 million depuis létablissement du FCZ est insuffisant; pour que le Fonds soit réellement utile, la Conférence doit examiner les moyens datteindre lobjectif de CHF 1 million par an fixé à Kushiro.
27. Le Secrétaire général fait appel aux Parties pour améliorer la qualité de la Banque de données Ramsar, instrument si précieux pour la Convention.
Scott Frazier, Responsable de la Banque de
données Ramsar/Zones humides, Wetlands International
28. résume lanalyse thématique et régionale des données contenues dans la Banque
de données que lon peut trouver dans Une vue densemble des sites Ramsar du
monde et demande aux Parties contractantes de mieux communiquer les données et en
particulier de fournir des cartes de bonne qualité.
Thèmes pour lavenir: Intervention spéciale 1
Geoff Howard, UICN, présente «Reconciling water resources management and wetland conservation: a key challenge for Ramsar in the 21st Century» (Concilier la gestion des ressources en eau et la conservation des zones humides un des grands enjeux du 21e siècle pour Ramsar).
29. M. Howard fait observer quà laube du 21e siècle, la demande en eau des ménages, de lindustrie et de lagriculture augmentera et exercera une pression supplémentaire sur les ressources. Lévaluation de limportance des fonctions hydrologiques assurées par les zones humides exige des données fiables, dont la collecte est cependant onéreuse. La Convention doit notamment coopérer avec lOrganisation météorologique mondiale afin daméliorer la fiabilité des données dans le monde entier et doit renforcer ses connaissances en matière dhydrologie, de façon que les décideurs tiennent compte de lutilité des fonctions hydrologiques. Ramsar devrait encourager létude des systèmes traditionnels de gestion de leau et poursuivre ses travaux sur les lignes directrices relatives à lévaluation économique des zones humides à lusage des décideurs. La Convention devrait sassurer que les utilisateurs des zones humides participent directement aux prises de décisions et devrait renforcer son appui aux activités de formation multidisciplinaires. [Le texte intégral de cet exposé figure dans le Volume 9/12 des Procès-verbaux.]
Point X de lordre du jour: Examen de lapplication de la Convention dans chaque région
Rapport de synthèse sur lapplication de la Convention en Asie
Swarn Singh Boparai (Inde), Représentant
régional pour lAsie
30. présente un rapport de synthèse sur lapplication de la Convention durant la
période triennale écoulée, qui résume les rapports nationaux. Avec le dernier site
inscrit (Mai Po), la région compte 57 sites Ramsar, auxquels dautres devraient
venir sajouter. Plusieurs nouvelles adhésions sont attendues: le Cambodge, la
République de Corée, la Thaïlande, le Bhoutan, la Corée du Nord, Israël, le
Kazakhstan, la Mongolie, le Myanmar et lOuzbékistan. Laugmentation du nombre
de sites a été lente dans la région: sur 13 Parties contractantes, 7 ont inscrit un
seul site sur la Liste. Le Pakistan prévoit de retirer 3 sites et den ajouter 3, et
lInde espère retirer 3 sites du Registre de Montreux. La plupart des sites Ramsar
dAsie bénéficient dune forme de protection juridique.
31. La région Asie se déclare préoccupée par une éventuelle réduction des activités du Bureau qui pourrait résulter des discussions sur le budget durant la Conférence. Faute de pouvoir augmenter les cotisations, le déménagement du Secrétariat dans un pays en développement permettrait à la Convention dêtre plus efficace avec le même budget, et lAsie serait prête à offrir au Bureau léquivalent de ce quoffre actuellement la Suisse.
32. Lintervenant remercie M. Al-Zubi (Jordanie) de son appui en qualité de Représentant suppléant, et souhaite plein succès à Satoshi Kobayashi Conseiller technique du Bureau, dans ses activités à venir. [Le texte intégral de ce rapport commence à la page 61 du présent volume des Procès-verbaux.]
Zhibao Wang, vice-ministre des Forêts (Chine)
33. explique que son pays reconnaît limportance de la conservation et de
lutilisation rationnelle, et décrit les activités menées par la Chine depuis
1992, année de son adhésion à la Convention, pour appliquer cette dernière.
La Malaisie
34. rappelle que limportante Conférence internationale sur les zones humides et le
développement tenue en octobre 1995 la chargée de transmettre la Déclaration de
Kuala Lumpur à la présente Conférence. Son adhésion ne datant que de 1994, la Malaisie
na inscrit quun seul site, dont la gestion est en voie damélioration
grâce à laide de USD 1,5 million reçue du Gouvernement danois.
Le Japon
35. annonce linscription dun nouveau site et prévoit létablissement
dun Comité national des zones humides.
La Jordanie
36. remercie le Gouvernement australien pour son hospitalité et le Bureau pour les
excellentes dispositions qui ont été prises. Un nouveau service du ministère de
lEnvironnement a été chargé deffectuer la surveillance continue des zones
humides et de mener une campagne déducation et de sensibilisation aux valeurs
Ramsar dans les écoles.
LIndonésie
37. rappelle quelle a signé un Protocole daccord avec lANCA, concernant
notamment les zones humides. Elle coopère avec lAustralie et la
Papouasie-Nouvelle-Guinée et a établi un Comité national des zones humides, une
Stratégie nationale et un Plan daction national. Ce pays a déjà ajouté plusieurs
sites à la Liste et prépare linscription dun nouveau site.
La République islamique dIran
38. déclare que la magnifique cité de Ramsar, en Iran, souhaiterait vivement accueillir
la Conférence, comme elle la déjà fait en 1971. Elle a créé un Comité national
pour le développement durable et établi une stratégie nationale pour la diversité
biologique, en général et les zones humides, en particulier. LIran demande une
plus grande coopération entre Ramsar et la Convention sur la diversité biologique, et
recommande daugmenter le budget central pour permettre au Bureau délargir son
appui. Les pays développés devraient montrer lexemple en intensifiant les
transferts de technologie.
Le Népal
39. observe que, grâce à lappui des Pays-Bas, il a réussi à identifier 51 sites
dont 36 ont une valeur exceptionnelle du point de vue de la diversité biologique et 10
nécessitent des mesures de conservation. Le Népal est en train dinscrire trois
nouveaux sites. Quatorze pour cent de son territoire est protégé et abrite la plupart
des zones humides népalaises.
Le Bangladesh
40. observe que son rapport national est terminé et a été transmis par canal
diplomatique mais nest pas encore parvenu au Bureau. Le Bangladesh réalise des
études sur son seul site Ramsar, les Sundarbans, avec laide du PNUD et demande une
aide financière pour appliquer les recommandations. Il prévoit dajouter deux à
quatre nouveaux sites sur la Liste, mais na pas reçu de subvention du FCZ pour
laider à cet égard. Sil en reçoit une lan prochain, le nombre de ses
sites inscrits devrait augmenter.
Sri Lanka
41. sest dotée dune Stratégie nationale de conservation des zones humides et
dun Comité directeur national des zones humides auquel tous les organismes
pertinents siègent. Des études ont été faites sur 26 zones humides dont dix ont un
plan de gestion, en particulier le site Ramsar de Bundala. Ce dernier a été amélioré,
sur la base du plan de gestion, classé parc national et doté dun centre
daccueil qui sera ouvert prochainement. Un deuxième site devrait être inscrit sous
peu.
Le Cambodge
42. déclare que le ministre de lEnvironnement a proposé au Gouvernement
ladhésion de son pays à la Convention et espère obtenir une réponse positive
avant la fin de 1996. Le Cambodge demande lassistance de la communauté
internationale pour ses efforts de reconstruction après 25 ans de guerre.
Le Bouthan
43. exprime sa gratitude pour laide reçue de la Conférence des Parties
contractantes et assure que son pays a entamé les dernières démarches avant
ladhésion à la Convention.
Le WWF
44. soutient lobjectif dinscrire le plus grand nombre de sites possible, tout
en faisant remarquer que cest surtout la qualité des sites inscrits qui importe et
que le rapport nen fait pas état. Plusieurs sites subissent des changements et
nont pas de plan de gestion. Le WWF demande à toutes les Parties de préparer des
plans de gestion en adoptant une approche à léchelle du bassin versant, en
collaboration avec les parties prenantes et les communautés, et de soumettre des rapports
à la 7e Conférence des Parties.
Rapport de synthèse sur lapplication de la Convention en Océanie
Mme Janet Owen (Nouvelle-Zélande),
Représentante régionale pour lOcéanie
45. se référant au document INFO.6.12 note les progrès réalisés quant à
linscription et à la gestion des sites et félicite la Papouasie-Nouvelle-Guinée
davoir inscrit laire de gestion de la faune sauvage de Tonda. Dans le cadre de
son rapport de synthèse sur les progrès de la région, elle annonce le lancement de Directory
of Wetlands of New Zealand et de la deuxième édition de Australian Directory of
Important Wetlands, à loccasion de cette session. Elle demande aux organismes
daide daccorder une attention particulière aux programmes déducation
et de formation, en particulier à ceux qui sappuient sur les pratiques
traditionnelles des populations autochtones. Elle mentionne en particulier
lInitiative de Brisbane sur le réseau de réserves de limicoles dAsie de
lEst-Australasie et la Stratégie de conservation des oiseaux deau migrateurs
dAsie et du Pacifique. [Le texte intégral de ce rapport commence à la page 81 du
présent volume des Procès-verbaux.]
LAustralie
46. souligne limportance de lInitiative de Brisbane en faveur de la création
dun réseau de sites inscrits et non inscrits comme demandé dans la Recommandation
4.4. LInitiative de Brisbane, qui viendra compléter les précédentes initiatives
relatives aux voies de migration, couvrira le tiers restant du globe. LAustralie
demande à la Conférence de confirmer limportance de lapproche au niveau des
voies de migration et prie les Parties dinscrire davantage de sites situés le long
de la voie de migration.
47. Elle note que lInitiative de Brisbane sera lancée le mardi 26 mars et invite toutes les délégations qui le souhaitent à se joindre au groupe de rédaction le 21 mars à 19h00.
Le Japon
48. remercie lAustralie pour ses efforts concernant lInitiative de Brisbane,
à laquelle il a largement participé. Il appuie cette Initiative mais désire y apporter
quelques amendements quil soumettra ultérieurement.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée
49. remercie le Gouvernement australien de son hospitalité et de lui avoir permis de
participer à cette Conférence. Elle remercie également Mme Owen pour son rapport et
exprime sa reconnaissance au Fonds de conservation des zones humides, au WWF, à
lAusAID pour avoir financé latelier au cours duquel la Déclaration de Port
Moresby a été rédigée; le compte rendu de cet atelier est disponible.
Fidji
50. remercie le Gouvernement australien de lavoir aidé à participer à cette
Conférence. Fidji envisage dadhérer à la Convention.
Le Samoa
51. remercie le Gouvernement australien de lui avoir permis de participer à la
Conférence. Le Samoa envisage dadhérer à la Convention et il aura besoin de tout
lappui du Bureau à cet effet.
Thèmes pour lavenir: Intervention spéciale 2
Mme Barbara Rutherford, WWF International
52. présente «Taking Toxins out of Wetlands» (Eliminer les toxines des zones humides).
Mme Rutherford fait remarquer que le problème des toxines dans les zones humides est un
nouveau problème que les Parties contractantes ne pourront ignorer à lavenir dans
leurs travaux de conservation des zones humides et des ressources en eau. Beaucoup de
Parties contractantes constatent déjà une dégradation de leurs ressources en eau et de
leurs sites Ramsar et autres zones humides en raison du ruissellement agricole et des
effluents industriels. Pour éviter la pollution, il est impératif de comprendre comment
les substances toxiques peuvent nuire à la nature et à lhomme car bien des effets
que nous commençons seulement à comprendre sont persistants et irréversibles. Nous
avons la preuve aujourdhui que même des doses faibles de produits chimiques
toxiques peuvent endommager de manière permanente le système endocrinien qui régit le
développement et la reproduction des êtres humains et des animaux sauvages; nous devons
donc redoubler de vigilance pour protéger les zones humides contre les produits toxiques.
Au bout du compte, il faut tenir le milieu naturel à labri des substances toxiques.
[Le texte intégral de cet exposé figure dans le Volume 9/12 des Procès-verbaux.]
Rapport de synthèse sur lapplication de la Convention en Afrique
Anderson Koyo (Kenya) Représentant régional
pour lAfrique
53. note que le nombre de Parties contractantes et de sites a augmenté.
Lapplication du concept dutilisation rationnelle progresse dans la région,
mais ses zones humides sont parmi les plus menacées du monde. Des plans de gestion sont
déjà appliqués dans quelques sites et dautres sont en cours délaboration.
La première réunion régionale de Ramsar en Afrique sest déroulée à Nakuru,
Kenya, en août-septembre 1994.
54. La plupart des pays ont préparé des stratégies ou des plans nationaux qui englobent la conservation des zones humides. De nombreux pays se sont déjà dotés de Comités nationaux Ramsar ou sont en train den créer. Plusieurs Parties contractantes ont établi des liens de coopération internationale sur certaines zones humides et des espèces partagées, et plusieurs accords bilatéraux ont été conclus entre des pays dAfrique et divers organes gouvernementaux et non gouvernementaux internationaux.
55. Il faudrait créer davantage de réserves de zones humides en Afrique. Pratiquement toutes les Parties contractantes sont engagées dans des activités de formation et de sensibilisation du public. Labsence de législation adaptée, le manque de ressources financières, de personnel qualifié et de capacités techniques, ainsi que le manque de politiques doccupation des sols sont parmi les facteurs qui sopposent à lapplication de la Convention. [Le texte intégral de ce rapport commence à la page 55 du présent volume des Procès-verbaux.]
Le Secrétaire général
56. annonce que lUNESCO a fait part de ladhésion de la Côte dIvoire
qui devient la 93e Partie contractante.
LHonorable Besueri Mulondo, ministre
dEtat, ministère des Ressources naturelles (Ouganda)
57. fait remarquer que son pays a lancé sa Politique nationale de conservation et de
gestion des zones humides en 1995 (des exemplaires sont à la disposition des
participants) et lOuganda est prêt à aider dautres Parties contractantes à
élaborer leur politique nationale sur les zones humides. Une Loi sur
lenvironnement, adoptée en 1995, prévoit la protection des zones humides et la
formulation de directives de gestion des zones humides. Des activités pilotes sur
lutilisation rationnelle des zones humides sont entreprises au niveau local. La
prolifération de la jacinthe deau pose des problèmes pour la navigation, les
pêcheries, les systèmes dapprovisionnement en eau et les centrales électriques,
tout en modifiant les caractéristiques écologiques des zones humides du littoral.
LOuganda participe avec le Burundi, le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie à des
activités de recherche, de gestion et de lutte contre les plantes aquatiques
indésirables, notamment la jacinthe deau, sur le lac Victoria.
Le Ghana
58. observe que cinq de ses six sites Ramsar sont gérés par le Projet de gestion des
zones humides côtières du Ghana, avec un financement à hauteur de USD 7,1 millions
octroyé par le FEM. Cependant, comme noté dans le rapport sur la région Afrique, le
financement dun site Ramsar transfrontière nest pas inclus dans cette somme.
Des négociations sont en cours avec la Côte dIvoire concernant la gestion mixte de
la lagune dAbby qui sétend partiellement sur le territoire ghanéen. La
stratégie dutilisation rationnelle adoptée par le Ghana cherche à donner les
moyens aux communautés locales de gérer les ressources de leurs zones humides; on ne
peut cependant ignorer les problèmes issus de la pauvreté et le fait que les populations
locales doivent exploiter les zones humides pour satisfaire leurs besoins
socio-économiques. Pour surmonter ces problèmes, il convient dadopter une approche
multidisciplinaire, comme préconisé dans le Plan stratégique 1997-2002. Les
institutions internationales de financement doivent coordonner leurs politiques, leurs
projets et leurs activités en matière de remise en état, de mise en valeur et de
gestion des zones humides. Le Ghana a mis un terme à la construction illégale de
logements dans le site Ramsar du delta du Densu.
Le Sénégal
59. fait remarquer que, grâce à lappui financier du Gouvernement néerlandais et
à laide de lUICN, un plan quinquennal de gestion est actuellement appliqué
dans le site Ramsar du Djoudj. La coopération est importante en ce qui concerne les sites
transfrontières et un protocole daccord sera bientôt signé avec la Mauritanie
pour le Parc national du Djoudj et le Parc national du Diawling. Grâce à une aide
internationale, des dénombrements doiseaux deau ont lieu et un réseau
national de zones humides comprenant des sites Ramsar a été établi avec laide de
lUICN. Un atelier sous-régional sur des questions techniques et de formation a eu
lieu au Djoudj.
LAfrique du Sud
60. annonce quaprès sept ans de débats et la réalisation dune étude
dimpact sur lenvironnement, aucune activité minière ne sera autorisée dans
le site Ramsar de St. Lucia et elle demande que ce site soit retiré du Registre de
Montreux. Une stratégie intégrée de développement et daménagement du territoire
sera appliquée à lensemble de la région, comme recommandé en 1992 par la mission
chargée dappliquer la Procédure de surveillance continue. LAfrique du Sud se
félicite de lappui précieux accordé par Ramsar, par lintermédiaire du
Registre de Montreux et de la Procédure de surveillance continue. Trois autres zones
humides seront inscrites sur la Liste et deux dentre elles pourraient devenir des
sites transfrontières avec des zones humides du Mozambique et du Lesotho, dès que ces
pays auront adhéré à la Convention. LAfrique du Sud remercie également le Bureau
Ramsar pour son aide lors des débats sur le site de Langebaan.
Le Zaïre
61. rappelle quil a adhéré à la Convention peu avant la Conférence.
Quarante-sept pour cent du territoire zaïrois est recouvert de forêts tropicales denses.
Le pays possède sept parcs nationaux, y compris le site Ramsar des Virunga. Un plan
national de gestion de lenvironnement est élaboré en collaboration avec le PNUD.
Le Zaïre espère que, grâce à son adhésion à Ramsar, il pourra dresser un inventaire
national de ses zones humides qui laidera à préparer sa politique nationale pour
les zones humides.
Le Kenya
62. remercie le gouvernement des Pays-Bas pour lappui fourni à son programme de
formation et de conservation des zones humides, qui conduira à lélaboration
dune politique nationale pour les zones humides. Il remercie également le
Gouvernement japonais qui a agrandi et remis en état lusine dépuration de la
ville de Nakuru. Un autre projet mené en collaboration avec le WWF porte sur le bassin
versant du lac Nakuru et un plan de gestion communautaire est en préparation pour le lac
Naivasha. Des millions de personnes bénéficient dun accord tripartite conclu avec
lOuganda et la Tanzanie sur la conservation du lac Victoria.
La Guinée Bissau
63. fait observer quelle aura besoin de laide du Fonds de conservation des
zones humides pour inscrire des sites. LUICN fournit une aide depuis 1988, notamment
en matière de gestion des régions côtières. Une aide supplémentaire permettrait de
transformer certains parcs nationaux en sites Ramsar.
Le Gabon
64. note que jusqu'à présent, lapplication de la Convention a été «timide». La
législation ratifiée en 1987 nest toujours pas appliquée. Le WWF a participé à
la création de postes de gardiens dans trois sites Ramsar. Des plans de gestion sont
appliqués dans deux sites grâce à lappui technique du WWF, du GTZ (Allemagne) et
du Gouvernement français.
Le Togo
65. a récemment adhéré à la Convention et souhaite bénéficier de lexpérience
de Ramsar. Il manque de ressources pour les programmes de formation et déducation
ainsi que pour la surveillance continue, pour pouvoir évaluer les zones humides à
inscrire sur la Liste de Ramsar. Le Togo remercie le Bureau qui a financé les travaux
dinventaire et de cartographie pour ses deux sites.
La Côte dIvoire
66. remercie le Bureau pour les efforts déployés depuis Regina, en 1987, afin de
laider à devenir Partie contractante. Huit parcs nationaux et trois réserves
naturelles couvrent 6 à 8% du territoire national. Le nouveau site Ramsar mérite une
attention internationale et une assistance internationale sera nécessaire pour inscrire
dautres sites.
La Mauritanie
67. décrit le Banc dArguin, joyau des zones humides de la planète et site
important pour la production halieutique et les oiseaux deau. Elle remercie M. Luc
Hoffmann, les ONG et les gouvernements pour leur aide dans le domaine de la conservation.
Trois nouveaux sites seront inscrits sur la Liste de Ramsar.
La Tanzanie
68. décrit deux sites et annonce que les formalités dadhésion de son pays à la
Convention sont presque terminées.
LEthiopie
69. fait remarquer quelle assiste à la Conférence afin de mieux comprendre Ramsar
et de communiquer au Gouvernement éthiopien tous les avantages associés à
ladhésion. Le Gouvernement est prêt à examiner positivement son adhésion et des
sites éventuels ont été identifiés.
Le Cameroun
70. fait remarquer que lUICN, le WWF et le FEM laident à lutter contre les
menaces pesant sur ses zones humides et que son pays soutient le Plan stratégique
quil considère comme le meilleur moyen de traiter ces tâches gigantesques. Il
exprime son intention dadhérer bientôt à la Convention.
Manuel David Mendez, secrétaire à
lEnvironnement (Angola)
71. fait remarquer quaprès 30 ans de guerre, une ère de paix sannonce. Il
est impossible de gérer les zones humides en raison des mines antipersonnel. La guerre a
détruit toutes les infrastructures et la plupart des routes menant aux zones humides sont
très dangereuses; lanarchie qui règne entrave les efforts de déminage.
LAngola demande à la Conférence de laider à dresser linventaire des
zones humides et de la diversité biologique.
Le Zimbabwe
72. soutient les objectifs de la Convention et a déjà décidé dy adhérer. Les
formalités sont en bonne voie et le Zimbabwe deviendra Partie contractante avant la 7e
CdP.
Le Mali
73. fait remarquer que son pays attache beaucoup dimportance à la conservation des
zones humides. Manquant de ressources humaines et financières pour étudier et inscrire
de nouveaux sites, le Mali saisit cette occasion pour demander laide de ses pairs.
La Zambie
74. mentionne limportance de ses nombreuses zones humides qui servent, notamment, de
source à deux grands fleuves africains, le Zambèze et le Congo ou Zaïre. La Zambie a
créé un Groupe détude sur les zones humides chargé de formuler une Politique
nationale pour les zones humides qui devrait être prête avant la fin de 1996. La Zambie
exprime sa gratitude pour lappui du Fonds de conservation des zones humides qui a
permis de déterminer létat des ressources naturelles des marais de Lukanga
désignés site Ramsar et remercie pour laide de lUnion européenne, des
Pays-Bas, du WWF et de lUICN pour dautres activités concernant les zones
humides. La Zambie rappelle quelle a lintention de tout mettre en uvre
pour appliquer toutes ou la plupart des résolutions et recommandations de
la présente CdP avant la 7e Session de la Conférence des Parties.
Rapport de synthèse sur lapplication de la Convention dans la Région néotropicale
Roberto Cal (Uruguay), Représentant de la
Région néotropicale
75. exprime lengagement de la région comme en témoigne le nombre de sites inscrits
depuis Kushiro et explique que les grands problèmes de conservation sont dus
principalement à la pauvreté, à lérosion, aux activités industrielles et au
tourisme. La région, telle quelle est définie par Ramsar est extrêmement
disparate et il faudra peut-être un jour la diviser en deux. Le concept
dutilisation rationnelle a été utile à de nombreux égards. Mme Jeannette
Kawas, du Honduras, a donné sa vie pour défendre les principes de la conservation et de
lutilisation rationnelle des zones humides. Roberto Cal souligne limportance
du Fonds de conservation des zones humides pour toute la région, ajoutant que les
ressources du Fonds sont insuffisantes pour satisfaire tous les besoins et devraient être
augmentées. Il attire lattention sur Wetlands for the Future financé par le US
Fish and Wildlife Service et le Département dEtat américain dans le cadre du 25e
anniversaire. Il fait référence aux négociations de lUruguay (GATT) qui ont
mentionné le développement durable. Le comité de lOMC sur les relations entre le
commerce et lenvironnement pourrait permettre dabattre les barrières
commerciales et non commerciales à léchange des produits durables des zones
humides. Il remercie les Etats membres de la région. [Le texte intégral de ce rapport
commence à la page 72 du présent volume des Procès-verbaux.]
LArgentine
76. reconnaît la nécessité de renforcer Ramsar dans son pays; son Comité national
mettra au point un programme national pour les zones humides qui aboutira à la rédaction
dun plan stratégique. LArgentine approuve le Secrétaire général
lorsquil met laccent sur lutilisation durable et, en particulier, sur la
rareté de leau. LArgentine sengage à relever les défis issus des
activités de la session.
La Bolivie
77. fait remarquer que Laguna Colorada a été retirée du Registre de Montreux parce que
le projet géothermique a été annulé. Elle a un réseau national de 15 aires
protégées, qui en comptera bientôt huit de plus; plusieurs seront dotées de plans de
gestion et un accord a été conclu avec la population locale pour la gestion dune
de ces aires. Avec laide du Bureau, trois autres sites sont à létude, dont
un qui sera transfrontière avec le Pérou: le lac Titicaca devrait bientôt devenir site
Ramsar.
Le Brésil
78. répète que le libre échange est vital pour les zones humides parce quil
élimine les barrières au commerce des produits des zones humides. Le Brésil demande à
la Conférence denvoyer un message à cet effet au Comité sur le commerce et
lenvironnement de lOrganisation mondiale du commerce.
Marco Antonio Gonzalez, vice-ministre de
lEnvironnement et de lEnergie (Costa Rica)
79. note que son pays compte 116 aires protégées couvrant 25 pour cent de la superficie
nationale; le Costa Rica a cinq sites Ramsar et annonce linscription dun
sixième. Ces sites sont transfrontières avec le Nicaragua et le Panama. Le Costa Rica a
lintention de se doter dun réseau national de zones humides en collaboration
avec les communautés locales. Avec laide de lUICN et lappui financier
des Pays-Bas, une stratégie nationale de conservation des zones humides a été
préparée.
Le Pérou
80. a trois sites et a remis des fiches descriptives pour quatre autres, grâce à
laide du Fonds de conservation des zones humides. Un plan stratégique et un plan
daction ont été adoptés. Le Pérou remercie le Département dEtat des
Etats-Unis pour son aide financière à lélaboration du Plan de gestion de Paracas.
La Trinité-et-Tobago
81. décrit lapplication récente de la Procédure de surveillance continue aux
marais de Nariva et recommande aux autres Parties davoir recours à cet instrument,
qui sest révélé extrêmement utile.
Le Chili
82. prépare une politique nationale pour les zones humides en collaboration avec le
Comité national des zones humides et prévoit dinscrire cinq sites des
hauts-plateaux grâce au financement du Fonds de conservation des zones humides et
peut-être deux autres sites forestiers ainsi quun autre sur lîle de Pâques.
Carlos Medina, ministre de lEnvironnement
(Honduras)
83. annonce linscription du troisième site Ramsar de son pays. Il propose que la
Convention révise la définition des zones humides pour que lhomme soit pris en
compte au même titre que la flore et la faune. Il est difficile de convaincre les
communautés au bord de la misère de conserver des zones humides pour protéger des
animaux. La pauvreté est à lorigine de la disparition des zones humides. Tous les
sites Ramsar devraient avoir un plan de gestion; les pays les plus riches devraient
établir des liens de partenariat avec les pays en développement et la Convention
émettre des lignes directrices à ce sujet.
Le Panama
84. a fait de grands progrès dans la rédaction, en collaboration avec les communautés
locales, de politiques daménagement du territoire tenant compte des zones humides.
La réunion régionale de Panama fut un fait marquant et ce pays espère que les Parties
contractantes et les organisations partenaires prendront des initiatives en matière de
coopération.
Le Suriname
85. annonce quil a inscrit un site sur la Liste et que deux autres sont sur le point
de lêtre. Il remercie le Gouvernement français qui a contribué à la réalisation
dun plan de gestion pour son site Ramsar, et le Service canadien de la faune pour sa
coopération.
Le Guatemala
86. observe que les femmes ont joué un rôle de premier plan dans la gestion de son
deuxième site Ramsar. Le rôle des femmes est important partout. Avec une participation
tout aussi importante des femmes et en consultation avec les communautés locales, le
Guatemala prépare linscription de son troisième site. Le Guatemala demande un
renforcement de la coopération dans la région.
Le Venezuela
87. annonce linscription de quatre nouveaux sites, ce qui porte à cinq le nombre
total de ses sites Ramsar. Le Comité national Ramsar a étudié 36 aires protégées et a
sélectionné ces quatre sites parce quils bénéficiaient déjà dun plan de
gestion.
LEquateur
88. estime que la pauvreté, les obstacles au commerce et linsuffisance de
laide technique et financière sont les vrais problèmes.
La Colombie
89. explique que cela fait peu de temps que son Département de lenvironnement a un
pouvoir réel et se félicite que, contrairement à dautres conventions, celle de
Ramsar réunisse gouvernements et ONG, comme sils étaient membres dune même
famille.
Le Nicaragua
90. exprime son intention de signer bientôt la Convention parce que ses zones humides
établissent un lien entre la diversité de lAmérique du Sud et du Nord, de
lAtlantique et du Pacifique. Il promet quil deviendra Partie à la Convention
avant la 7e CdP.
Le WWF
91. signale que le site de Río Cruces, au Chili, risque de voir ses caractéristiques
écologiques modifiées par un projet de construction dusine de cellulose en amont,
qui supposerait la plantation dessences exotiques. Le WWF estime que cette question
mérite dêtre approfondie et demande la suspension de ce projet industriel.
Rapport de synthèse sur lapplication de la Convention en Amérique du Nord
Humberto Berlanga (Mexique)
92. résume linformation contenue dans les rapports nationaux et dans le document
INFO.6.11, constatant que sa région a ajouté neuf sites sur la Liste depuis Kushiro,
portant le total à 52. Le site de Ría Lagartos ne devrait pas tarder à être rayé du
Registre de Montreux grâce aux améliorations apportées par le plan de gestion appuyé
par le FEM. [Le texte intégral de ce rapport commence à la page 76 du présent volume
des Procès-verbaux.]
Notes sur la troisième séance plénière
21 mars, 09h00-17h30
Point X de lordre du jour: Examen de lapplication de la Convention dans chaque région (suite)
Rapport de synthèse sur lapplication de la Convention en Europe de lEst
Louise Lakos (Hongrie), Représentante régionale
pour lEurope de lEst
93. signale que six Etats ont adhéré à la Convention depuis Kushiro (Albanie, Arménie,
Estonie, Lettonie, Lituanie et ex-République Yougoslave de Macédoine) ce qui porte à 16
le total des Parties contractantes et à 97 le nombre de sites inscrits. Beaucoup de sites
sont menacés par des activités anthropiques. Il existe des plans de gestion pour de
nombreux sites: ceux qui ont été préparés avec laide internationale semblent
souvent les plus efficaces.
94. Il y a trois conditions à la réussite: a) un engagement explicite du gouvernement tout entier; il faut donc que les ministères des finances et de la privatisation, entre autres, jouent un rôle au niveau de lenvironnement; b) des incitations financières appropriées pour le secteur privé; et c) la coopération et la collaboration en matière de commu-nication, notamment avec les ONG. Une assistance technique et financière est nécessaire.
95. Les activités de sensibilisation du public sont surtout efficaces lorsquelles sont menées dans les langues nationales et la population locale doit pouvoir comprendre les documents Ramsar. Dans la région, Ramsar est considéré comme un instrument efficace, un point de référence international.
96. La division entre les régions Ramsar dEurope de lOuest et dEurope de lEst nest dordre ni géographique ni politique, mais il existe des différences économiques. Il conviendrait de réfléchir à cette question et cela pourrait entraîner une révision du système régional Ramsar dans son ensemble. [Le texte intégral de ce rapport commence à la page 68 du présent volume des Procès-verbaux.]
La Roumanie
97. annonce quune stratégie nationale et un plan daction pour la diversité
biologique et lutilisation durable sont en voie dachèvement avec laide
de la Banque mondiale et du FEM. Ils engloberont toutes les mesures nécessaires pour
lutilisation rationnelle et la conservation des zones humides. Les mécanismes
juridiques ont fait des progrès. La Roumanie possède 30 zones humides importantes en
dehors du delta du Danube et la plupart mériteraient le statut Ramsar. Un site sera
bientôt inscrit par la Roumanie et dautres suivront.
LArménie
98. fait remarquer que son problème principal est la situation économique, comme
cest le cas pour toute lEurope de lEst. Lutilisation de leau
pour la production dénergie hydro-électrique a entraîné un abaissement de 1,2 m
du niveau du lac Sevan. Le ministère de lEnvironnement est attentif aux
possibilités de coopération bilatérale et des démarches ont été entamées, en
particulier avec les pays voisins.
La Croatie
99. cite des mesures récentes prises pour résoudre des problèmes dans plusieurs sites
Ramsar. Crna Mlaka a été privatisé mais les contacts avec le nouveau propriétaire sont
en bonne voie. Kopacki Rit reste inaccessible aux autorités croates en raison de la
situation politique mais on espère trouver bientôt une solution.
La Hongrie
100. souligne les problèmes particuliers des pays à léconomie en transition,
notamment, les problèmes de privatisation. Certains des meilleurs sites Ramsar sont des
piscicultures; il importe dempêcher les agences chargées de la privatisation de
vendre à des entrepreneurs mais aussi déduquer les agriculteurs et, à cet égard,
Ramsar est très utile. Un Comité national Ramsar a été créé en 1995. En janvier,
plusieurs sites ont été proposés et sont actuellement examinés par le Gouvernement.
Sils sont acceptés, les sites Hongrois augmenteront de 40% en superficie et en
nombre.
La Pologne
101. fait remarquer que dans le cas de Siedem Wysp, inscrit au Registre de Montreux depuis
1990, de grands progrès ont été enregistrés. Lannée dernière, trois nouveaux
sites ont été désignés et un site a été agrandi.
La Bulgarie
102. est Partie contractante depuis 20 ans et a quatre sites inscrits. La Bulgarie exprime
sa reconnaissance pour laide de ses partenaires, la Suisse, Monaco, la France, la
Banque mondiale et le Bureau Ramsar en ce qui concerne lexécution de divers
projets, et décrit la mise au point de son Plan daction national de 1993 avec
lappui de la France et du Bureau. Dans les transactions avec les propriétaires
privés, le statut Ramsar facilite les choses. La Bulgarie annonce linscription
dun nouveau site, le lac Shabla.
La Lettonie (sexprimant aussi au nom de la
Lituanie)
103. manifeste sa volonté de travailler en coopération pour la conservation et
lutilisation rationnelle des zones humides.
LAlbanie
104. décrit les problèmes environnementaux dus à la transition dune économie
centralisée à une économie de marché, et la nécessité de disposer dun plan de
gestion intégrée de la zone côtière. Elle décrit plusieurs projets financés par le
PNUE et la Banque mondiale, ainsi que les efforts de planification déployés pour le
premier site Ramsar dAlbanie. Le financement consenti par le FEM a permis la
poursuite de la coopération entre lAlbanie et lex-République yougoslave de
Macédoine en ce qui concerne les sites partagés et la même démarche est appliquée
pour les zones humides partagées avec la Grèce et la Yougoslavie.
LUkraine
105. annonce que 22 zones humides qui pourraient être importantes ont été identifiées
et quatre sites choisis pour la Liste de Ramsar. Ayant nouvellement accédé à
lindépendance, lUkraine a la ferme intention de signer la Convention.
La République tchèque
106. évoque la mémoire de Jiri Janda, décédé en mai 1994. Linscription de cinq
nouveaux sites tchèques depuis Kushiro est essentiellement son uvre. Les neuf sites
tchèques sont représentatifs: trois tourbières, trois plaines dinondation et
trois piscicultures. La République tchèque connaît, comme la Hongrie, le problème de
la privatisation. La traduction en anglais de lois tchèques portant sur la protection de
la nature et des paysages peut être utile à dautres Parties contractantes.
LAzerbaïdjan
107. décrit deux sites importants et les menaces pesant sur eux, mettant en relief la
nécessité de recourir à laide multilatérale. Depuis 1978, le niveau de la mer
Caspienne a monté. Un équipement de base fait cruellement défaut et tous les pays sont
invités à aider. LAzerbaïdjan aimerait adhérer à Ramsar mais cest
impossible sans aide financière.
LAustralian Marine Conservation Society
108. signale que la structure thématique des rapports nationaux ne facilite pas
lévaluation du statut de chaque site. La Société recommande une restructuration
en vue de conserver linformation actuelle mais aussi de permettre une évaluation au
niveau du site. Elle suggère de créer un groupe de travail pour traiter ce problème et
offre son assistance.
Lex-République yougoslave de Macédoine
109. fait remarquer quentre 1976 et 1991, elle faisait partie de la Yougoslavie et
quil ny avait pas dorgane chargé de lapplication de la Convention
sur son territoire. Un Comité national Ramsar a été créé en 1994 avec laide de
la Société sur létude et la protection des oiseaux de Macédoine, à
linitiative de BirdLife International.
LAustralie
110. appuie la proposition de lAustralian Marine Conservation Society et invite le
Comité permanent à réexaminer la structure des rapports nationaux, notamment pour tenir
compte de lavis des ONG, et de faire rapport à la 7e CdP, en 1999.
Rapport de synthèse sur lapplication de la Convention en Europe de lOuest
Fritz Dieterich (Allemagne) Représentant
régional pour lEurope de lOuest
111. décrit la situation en Europe de lOuest depuis la conférence de Kushiro et
insiste sur lesprit de coopération qui règne en Europe, notamment dans le cas de
la gestion transfrontière, citant par exemple le Secrétariat conjoint de la mer des
Wadden, les accords entre lAllemagne et la Pologne en ce qui concerne des sites se
trouvant de part et dautre de leurs frontières et des accords de gestion de sites
se trouvant le long du Rhin, du Danube et de lElbe. [Le texte intégral de ce
rapport commence à la page 84 du présent volume des Procès-verbaux.]
LIslande
112. résume la situation depuis la communication de son rapport national. Un nouveau site
Ramsar a été sélectionné et est actuellement examiné par le ministère des Affaires
étrangères. Dans le cadre dune nouvelle politique pour la conservation, il a été
décidé de restaurer plusieurs zones humides en collaboration avec le ministère de
lEnvironnement, le ministère de lAgriculture, le Conseil islandais de la
conservation de la nature et la Société islandaise pour la protection des oiseaux.
La Suisse
113. annonce sa publication sur les sites Ramsar de Suisse dans le cadre du 25e
anniversaire et rappelle aux délégués daller voir lexposition de
photographies sur les sites marécageux de Suisse.
La France
114. décrit sa participation au programme MedWet: la phase I (financée par les
programmes ACNAT et LIFE de lUnion européenne) qui définit les instruments
méthodologiques et à laquelle participent des gouvernements dEurope méridionale,
des ONG et le Bureau Ramsar entre dans une nouvelle étape, financée par le projet LIFE,
à laquelle participeront dautres nations méditerranéennes. La France a tout
particulièrement participé à linformation du public et au volet formation, la
Station Biologique de la Tour du Valat prenant la direction des travaux; des brochures ont
été publiées à lintention du public pour tous les sites Ramsar. La France
inscrira très prochainement neuf nouveaux sites Ramsar et les zones humides occuperont
bientôt une place prioritaire dans le droit français.
LItalie
115. ajoute quelle participe également activement à linitiative MedWet et
quelle organisera une conférence importante à Venise en juin où lon
discutera dun projet de plan stratégique pour les zones humides méditerranéennes,
fondé sur le Plan stratégique Ramsar.
Malte
116. annonce linscription dun nouveau site au début de lannée ce qui
fait que ce pays a maintenant deux sites inscrits.
La Belgique
117. fait remarquer quelle na pas encore ratifié le Protocole de Paris ni les
Amendements de Regina, mais quelle espère le faire prochainement. De nouveaux sites
sont à lexamen et des mesures positives ont été prises pour le site de Schorren
van de Beneden Schelde inscrit au Registre de Montreux. La Belgique est tout
particulièrement préoccupée par les menaces pesant sur les prairies humides et
recommande à la Conférence des Parties dy porter une attention accrue. Elle
annonce une contribution supplémentaire et volontaire de CHF 8.000.
Le Portugal
118. décrit ses deux sites et annonce que le 15 mars, il a communiqué par voie
diplomatique, les Fiches descriptives de sept nouveaux sites.
LAutriche
119. a entrepris dadopter une politique nationale relative aux zones humides dont la
première étape sera la publication dun inventaire des zones humides nationales. Le
WWF-Autriche sera chargé de mettre au point une stratégie et LIFE participera à
létude de tous les sites qui pourraient être inscrits sur la Liste de Ramsar. Un
nouveau site sera inscrit avant la fin de lannée 1996 et deux autres en 1997.
LAutriche invite les Etats voisins et le Bureau à assister à la réunion du
Comité permanent de son Comité national des zones humides.
120. LAutriche appuie la restructuration des rapports nationaux proposée lors dune précédente intervention, notamment en ce qui concerne linclusion du point de vue des ONG.
Israël
121. annonce que le processus de ratification arrive à son terme et que la Convention
devrait être ratifiée en juin, avec linscription de deux sites, notamment les
zones récemment restaurées du lac Hula, qui a été drainé dans les années 50.
La Turquie
122. annonce lachèvement dun inventaire national de ses zones humides, dont
81 sites pourraient être dimportance internationale. Elle prévoit détablir
un comité national, qui servirait de mécanisme de coordination et permettrait la
participation des universités. La Turquie cherche à établir des liens de coopération
internationale et accueillera une réunion MedWet en 1996.
Le Royaume-Uni
123. observe que depuis son rapport national daoût 1995, le nombre de ses sites est
passé de 91 à 102, en comptant celui de Mai Po à Hong Kong. La réaction du
Gouvernement à la Procédure de surveillance continue appliquée à lestuaire de la
Dee révèle quil est parfaitement conscient de ses obligations envers la
Convention.
La Grèce
124. sexcuse du retard pris dans la présentation de son rapport national. Des
recommandations concernant linscription de sites situés en Grèce ont été faites
à loccasion dautres conférences: la Grèce a déjà soumis des cartes pour
sept sites, et le reste suivra dici à la fin de 1996. Trois sites sont actuellement
gérés par un décret ministériel mixte et une autorisation signée devrait être
obtenue rapidement pour trois autres sites. Un accord de gestion, qui confie aux
populations locales un rôle consultatif, est intervenu sur la surveillance de huit sites
et la création de centres daccueil.
125. Tout a été fait pour sassurer que le projet de lAcheloos ne porterait pas atteinte à la valeur des zones humides de Missolonghi; le volume deau détourné vers la plaine de Thessalie sera de moitié inférieur au plan initial. La Grèce participe au projet MedWet. Ses politiques nationales comportent des activités de sensibilisation du public et elle finance les activités des ONG avec les recettes tirées dune taxe sur lessence. Un Comité national Ramsar, qui comprendra des ONG et des universités, est en train dêtre établi. La Grèce et la Bulgarie ont signé un protocole daccord sur le Nestos. La Grèce espère que la Conférence reconnaîtra quelle a déployé de grands efforts, quelle renforcera au cours des trois prochaines années. Elle annonce une contribution de CHF 8.000, en lhonneur du 25e anniversaire.
La Norvège
126. annonce que son ambassade à Berne a soumis neuf nouveaux sites il y a trois jours,
ce qui représente un accroissement territorial de 300 %. Deux de ces nouveaux sites sont
des tourbières, dont lune est partagée avec la Russie. Des mesures décisives ont
été prises pour garantir la sécurité du site Ramsar dÅkersvika, situé à
côté du site des jeux olympiques dhiver.
LAllemagne
127. décrit un projet entrepris en coopération avec la France et destiné à créer un
site Ramsar de 190 kilomètres sur le haut Rhin, une région à forte densité de
population et dactivités, mais qui est très importante pour les espèces
migratrices et de par sa richesse biologique.
Le WWF
128. estime que le nom de Neusiedlersee, Seewinkel & Hanság donné au site inscrit
par lAutriche semble suggérer que la zone est beaucoup plus étendue quelle
ne lest en réalité.
129. Il reconnaît que la Grèce a pris des mesures positives sur ses 11 sites mais estime quils sont toujours sérieusement menacés et quils continuent de se dégrader. Il se félicite de létablissement de cartes des sites, mais aimerait également voir des plans de gestion. Il se déclare convaincu que létude dimpact sur lenvironnement effectuée récemment sur le projet relatif à lAcheloos et qui se prononce en faveur de la construction dun barrage, nest ni fiable ni objective. Le rapport du WWF sur les zones humides grecques sera distribué ultérieurement.
BirdLife International
130. explique quil est impossible dévaluer les progrès si les Parties ne
soumettent pas leurs rapports nationaux dans les délais. La Grèce, lIrlande et
lEspagne, ont envoyé leur rapport trop tard pour quon puisse en tenir compte
dans le rapport régional de synthèse. La Grèce a donc retiré à la Conférence toute
chance de juger si la Recommandation de Kushiro avait été appliquée. Les déclarations
ministérielles grecques sont caduques, laissant un vide juridique. Les rapports nationaux
sont essentiels mais le système ne fonctionne pas. BirdLife International demande au
Comité permanent et au Bureau de régler ce problème.
Le Secrétaire général
131. comprend quil est ennuyeux que certains rapports soient présentés en retard,
mais il fait remarquer que pour la première fois, toutes les Parties contractantes ont
soumis leur rapport. Il y a encore beaucoup à faire, mais les progrès sont
encourageants.
La République de Corée
132. affirme quelle sefforce de faire participer les communautés locales et
quelle adhérera à la Convention après les formalités voulues.
Le Canada
133. exprime également sa préoccupation concernant les conséquences de la structure
actuelle des rapports nationaux et la difficulté de les utiliser, notamment en ce qui
concerne le statut de chaque site. Le Canada demande que la structure soit revue de façon
à montrer lévolution de chaque site.
Le Maroc
134. remercie les Parties contractantes qui ont appuyé ses travaux en matière de
protection, ainsi que lUnion européenne, BirdLife International et la Royal Society
for the Protection of Birds (RSPB) et leur demande de lui renouveler leur appui.
Lignes directrices de lOCDE pour les organismes daide.
Horst Breier, Organisation de coopération et de
développement économiques
135. décrit les Lignes directrices pour les organismes daide publiées récemment
par lOCDE, lun des documents portant sur les zones humides et lautre sur
les milieux marins et littoraux. Ils expriment les points de vue des donateurs mais
comportent également des contributions dexperts et dONG; les Lignes
directrices relatives aux zones humides ont essentiellement été préparées par
lUICN en coopération avec le personnel de Ramsar. M. Breier estime que les
organismes daide ne doivent pas oublier les problèmes de conservation. Ces Lignes
directrices sadressent à un large public et non pas à des spécialistes. Des
exemplaires sont à disposition et une réunion dinformation plus détaillée sera
organisée dans le cadre de la Conférence.
Thèmes pour lavenir: intervention spéciale 3
Mme Diane Tarte, Australian Marine Conservation
Society et
Richard Lindsay, International Mire Conservation Group
présentent «Wetlands in the Coastal Zone and Peatlands A Key Role for
Ramsar» (Les zones humides côtières et les tourbières un rôle de premier
plan pour Ramsar)
136. Mme Tarte parle de la dégradation des récifs coralliens dans le monde: 10% de tous les récifs sont détruits de manière irréversible et les chercheurs prévoient que 20% à 30% des récifs coralliens risquent davoir disparu dici 2020; 60% des 5,6 milliards dhabitants de la planète vivent dans des régions côtières. LInitiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI) travaille sur quatre grands thèmes à la base de stratégies régionales: gestion intégrée des zones côtières; renforcement des capacités; recherche et suivi; étude et évaluation de la gestion. Cependant, lICRI ne peut proposer de convention gouvernementale prévoyant des initiatives politiques, programmatiques et financières. Ramsar, qui sapplique explicitement aux récifs coralliens, peut combler cette lacune et si les projets de recommandation 7 et 8 sont adoptés par la Conférence, les récifs coralliens et les zones humides cotidales prendront la place qui leur revient dans la famille des zones humides Ramsar. [Le texte intégral de cet exposé figure dans le Volume 9/12 des Procès-verbaux.]
137. M. Lindsay présente les conclusions dun atelier sur les tourbières qui sest déroulé avant la Conférence. Bien que les tourbières couvrent une superficie totale de 400 millions dhectares et représentent la moitié des zones humides terrestres et deau douce de la planète, 75 seulement des 778 sites Ramsar inscrits en décembre 1995 contiennent des tourbières comme habitat dominant et couvrent au total 3 millions dhectares sur les 52 millions que représente lensemble des sites Ramsar. Latelier a identifié un domaine auquel Ramsar pourrait sintéresser utilement. Lun des projets de recommandation souligne que les tourbières sont sous-représentées parmi les sites inscrits et dans les activités de Ramsar mais que le projet de Plan stratégique, dans la Ligne daction 6.2.3, reconnaît explicitement quil importe de déployer des efforts plus vigoureux dans ce secteur. [Le texte intégral de cet exposé figure dans le Volume 9/12 des Procès-verbaux.]
Point XI de lordre du jour: Plan stratégique, Programme et Budget
[Note: le Plan stratégique a déjà été présenté; voir paragraphes 23 et 24 ci-dessus.]
Le projet de plan de travail du Bureau, 1997-2002
Le Secrétaire général
138. présente le Programme de travail triennal 1997-1999, DOC.6.15. Ce Programme repose
sur lestimation dune augmentation optimiste du budget central de 49%, ce qui
permettrait de créer un poste supplémentaire de Responsable de laide au
développement. Le document indique le montant des ressources nécessaires pour toutes les
actions qui incombent au Bureau aux termes de ce Programme. Le Programme sera modifié en
fonction des changements apportés au budget et au projet de Plan stratégique.
139. Il explique la logique de lévaluation du coût des activités du Bureau selon chaque élément du projet de Plan stratégique. Le taux horaire de CHF 100 a été calculé à partir du montant total du budget divisé par le nombre de semaines dans lannée et ne représente pas uniquement les salaires mais également tous les frais généraux, notamment les dépenses liées aux voyages, équipements et photocopies. Il ne sagit pas dun document scientifique, mais dune méthode permettant dévaluer approximativement les coûts prioritaires et de répartir le temps de travail.
La Malaisie
140. note quil semble y avoir des chevauchements dans lorganisation des
tâches et propose la création dun petit groupe chargé détablir les
priorités et de rationaliser les coûts dans lespoir de les réduire.
LAutriche
141. demande quel est le coût réel dune heure de travail et le Secrétaire
général rappelle que ces «heures» comprennent tous les frais généraux en plus des
salaires. Il est plus important de donner un coût relatif pour chaque tâche quune
estimation approximative du coût réel.
Discussion du projet de Plan stratégique
La Roumanie
142. demande des informations techniques sur lobligation de fournir des données
dans le cadre du projet de Plan stratégique, parce quelle est en train de fixer des
paramètres pour la collecte de données. Elle demande au Bureau de lui fournir des
informations et du matériel dEducation et Sensibilisation du Public (ESP) qui
serviront de modèle pour les centres daccueil roumains.
Les Pays-Bas
143. estiment que le Plan dans son ensemble est précieux mais que quatre objectifs
généraux pourraient bénéficier dune priorité plus élevée sil fallait
faire un choix: lObjectif 2, Parvenir à lutilisation rationnelle,
lObjectif 4, Renforcer les capacités des institutions, lObjectif 5 Garantir
la conservation de tous les sites inscrits et lObjectif 7, Promouvoir la
coopération internationale et mobiliser une assistance financière.
La Belgique
144. sétonne de labsence du mot «recherche» dans les objectifs du Plan
stratégique et demande si le concept est sous-entendu dans la formation.
La Norvège
145. aurait souhaité que lon accorde une plus large place à la coopération
nationale entre divers secteurs en proposant des moyens dintégrer les politiques
relatives aux zones humides aux politiques relatives à la diversité biologique et
souhaiterait également plus dinformation sur les moyens de lutter contre les forces
de la destruction à léchelon national. La Norvège propose que la Conférence des
Parties crée un groupe de travail chargé de procéder à ces modifications.
Le Brésil
146. constate avec satisfaction que des efforts sont déployés pour intégrer les
conclusions de Rio et que le Plan stratégique met laccent sur le transfert de
technologies et de ressources vers les pays en développement. A son avis, les Objectifs
2, 4 et 7 sont prioritaires et la coopération avec la Convention sur la diversité
biologique devrait être renforcée, notamment à propos du partage équitable des
avantages tirés des ressources naturelles.
LEquateur
147. estime que le texte ne répond pas entièrement aux buts de la Convention de Ramsar
et ressemble, en fait, à une convention avec de nouveaux objectifs. Si le but visé est
une Convention de Ramsar idéale, il faudra procéder à des amendements. Le budget manque
de clarté et de précision, et ne fait aucune proposition sur les moyens de capitaliser
les fonds. LEquateur propose que, pour prouver leur engagement, les Parties
contractantes établissent chacune un fonds de contrepartie.
La République islamique dIran
148. fait observer que lObjectif 4 manque de vigueur, ajoutant que le Plan devrait
donner la priorité au transfert de ressources financières et de technologies
appropriées dont les pays en développement ont besoin pour appliquer le Plan
stratégique au niveau national. Elle estime, en outre, que la coordination entre Ramsar
et la Convention sur la diversité biologique devrait être renforcée.
La Tunisie
149. estime que lObjectif 5, à savoir garantir la conservation de tous les sites de
la Liste, sera difficile à réaliser, et recommande den modifier le libellé.
Le Venezuela
150. partage le point de vue du Brésil, et souligne que lavenir de Ramsar
nest envisageable que dans la mesure où ce plan bénéficiera dun soutien
financier; il ne sagira sinon que dun voeu pieux. LObjectif 7 est donc
à son avis le plus important de tous.
LEast African Wildlife Society
151. remercie les Pays-Bas de lui avoir permis dassister à la Conférence et
insiste sur la nécessité de donner aux ONG locales de lenvironnement les moyens
nécessaires pour agir, car elles sont mieux à même que les populations locales de
sattaquer aux problèmes écologiques.
LIndonésie
152. propose dautres amendements au libellé du Plan.
Le président
153. conclut quil est nécessaire de peaufiner le texte et propose au Comité de la
Conférence de désigner un groupe comprenant un représentant de chaque région, qui
sacquittera de cette tâche, à la lumière des commentaires reçus par oral et par
écrit, suffisamment à lavance pour que le Bureau puisse présenter un projet final
le 24 mars. Etant donné les difficultés rencontrées pour parvenir à un consensus, il
serait déraisonnable de faire trop de changements. Le Plan ne doit pas être calqué
exactement sur le budget, il doit être un peu plus large mais, en aucun cas, plus
restreint.
Le Brésil
154. demande instamment que, dans un souci de démocratie, on crée un petit groupe de
discussion ouvert plutôt quun sous-groupe fermé, et se rallie à la proposition du
président dannoncer lhoraire de la réunion du groupe de travail pour
permettre à toute personne intéressée dy participer.
Le Pérou
155. constate que lObjectif 1 porte sur une adhésion universelle alors quà
son avis, la conservation et lutilisation rationnelle devraient avoir la priorité.
Le Plan devrait indiquer la durée dune action et son coût, y compris les phases de
surveillance continue, de suivi et dévaluation.
Questions budgétaires
Graham Donald (R.-U.), président du Sous-groupe
des finances
156. explique la démarche adoptée par le Comité permanent qui propose dappliquer
à ladministration de la Convention en 1997-1999 les dispositions financières
adoptées à la CdP de 1993. Il fait état de lévolution des négociations
relatives au budget central et du niveau de contributions nécessaire pour financer un tel
budget.
157. Létablissement dun Fonds de réserve a été recommandé par Price Waterhouse, vérificateurs aux comptes de la Convention. Trois sources de recettes ont été proposées pour alimenter ce Fonds de réserve: les économies résultant dune limitation des dépenses et dune plus grande efficacité dans lexercice budgétaire; les cotisations payées par les Parties contractantes qui avaient été passées aux profits et pertes comme créances douteuses; les intérêts perçus avec lapprobation des bailleurs de fonds.
158. Les vérificateurs aux comptes recommandent également une comptabilité sur la base de lexercice, qui permet dimputer les recettes et les dépenses à lexercice budgétaire auquel elles se rapportent.
159. Un Sous-groupe des finances, établi en tant quorgane permanent, pourrait alléger la tâche du Comité permanent, en effectuant une vérification minutieuse des comptes de la Convention et en émettant des avis sur les modalités de fonctionnement du Fonds de réserve.
160. Lorsque les Parties contractantes sont à même de payer leurs cotisations en francs suisses, ladministration sen trouve simplifiée et les pertes de change sont évitées, mais la législation de certaines Parties contractantes ne le permet pas forcément.
161. Le Comité permanent et le Sous-groupe des finances nont pas ménagé leurs efforts pour parvenir au meilleur consensus possible sur le budget, mais nont pu obtenir daccord sur le montant minimum des cotisations. M. Donald précise certains des points qui, à son avis, devraient être pris en compte au moment de ladoption du budget.
162. Suite à une étude sur les meilleurs moyens de fixer le niveau des cotisations, le Comité permanent recommandera de conserver le barème des Nations Unies comme base de calcul.
Les Amis de la Terre International
163. se déclare très préoccupé par la difficulté de parvenir à un consensus sur les
moyens de répondre aux besoins de base de la Convention. Les sommes en jeu sont
extrêmement modestes, si lon compare avec dautres conventions, voire avec de
nombreuses ONG. Lorganisation demande à toutes les Parties contractantes de
redoubler deffort, dans lintérêt de tous, pays développés et pays en
développement, et les prie de tout faire pour accepter, dans la mesure du possible,
laugmentation de 49% proposée pour le budget central. Elle estime que la Convention
de Ramsar sest révélée fiable et efficace, et mérite dêtre mieux
soutenue.
La République islamique dIran
164. constate que le barème des contributions des Nations Unies est recalculé selon un
calendrier qui ne correspond pas à celui de la facturation Ramsar, ce à quoi le
Secrétaire général répond que la facturation de 1997 sera exacte, tandis que les
montants précis des deux années suivantes ne seront pas connus tant que lONU
naura pas annoncé son nouveau barème. Cependant le montant total du budget sera
fixé à la présente Conférence, mais la part relative de chaque Partie pour 1998 et
1999 peut être légèrement modifiée par la suite.
La Trinité-et-Tobago
165. propose que le Comité permanent réfléchisse à un éventuel déplacement du
Bureau.
Shortland Wetlands Centre
166. indique que les ONG craignent que le Plan stratégique et le FCZ ne soient
insuffisamment soutenus. Ramsar bénéficie dun soutien inférieur aux autres
organismes du même type et le Centre exprime sa sympathie au Bureau qui a tant à faire
et si peu de moyens. Il se félicite de linitiative de financement lancée par le
Gouvernement australien .
Le Brésil, soutenu par le Venezuela
167. objecte en disant que lapplication du barème des Nations Unies aux cotisations
Ramsar entraîne une charge trop lourde pour certains pays en développement, et prie le
Comité permanent de continuer à rechercher des solutions de substitution et de les
présenter à la prochaine CdP.
LUruguay
168. signale que, même si cette question a déjà été abondamment étudiée, aucune
autre solution nayant été trouvée pour remplacer le barème des Nations Unies, la
recherche doit se poursuivre.
Thème pour lavenir: intervention spéciale 4
Lew Young, WWF- Hong-kong
présente «Education and Public Awareness - New Meanings in a New
Era» (Léducation et la sensibilisation du public - nouvelles définitions
pour une ère nouvelle).
169. M. Young observe que, lors des dernières conférences sur la conservation des zones humides, il a été demandé que lon insiste davantage sur la sensibilisation du public, la connaissance et la compréhension des zones humides, et laction communautaire. Le développement de la technologie de linformation fait apparaître la nécessité dune structure et dune organisation à même de tirer profit de ces nouveaux moyens dans lintérêt de la conservation des zones humides. Le projet de Plan stratégique propose létablissement dun programme concerté déducation et de sensibilisation du public aux zones humides. Les actions proposées au titre de lObjectif 3 sont le fruit des ateliers et des discussions qui ont eu lieu depuis Kushiro en vue de renforcer la sensibilisation aux valeurs et fonctions des zones humides dans le monde entier, et à tous les niveaux. [Le texte intégral de cet exposé figure dans le Volume 9/12 des Procès-verbaux.]
Annonce des contributions au Fonds du 25e anniversaire
170. En août 1995, le Gouvernement australien a invité les gouvernements de toutes les Parties contractantes à se joindre à lAustralie pour annoncer leur contribution à la présente Conférence, afin de faciliter la réalisation des objectifs du Plan stratégique. Cest ainsi quil a été décidé de réserver une partie de la présente séance plénière à cet effet.
Les Pays-Bas
171. se déclarent satisfaits de létablissement du Fonds du 25e anniversaire dans
le but datteindre les objectifs du projet de Plan stratégique et accueilleront en
fin dannée le siège européen et le service de coordination mondial de Wetlands
International. Ils annoncent une contribution de NLG 1 million par année pendant trois
ans, pour financer des projets dans les pays en développement ou dont léconomie
est en transition. En outre, les Pays-Bas doubleront leur contribution au Fonds de
conservation des zones humides, laquelle passera de NLG 30.000 à NLG 60.000 par année
pendant trois ans.
Les Etats-Unis dAmérique
172. annoncent, quoutre leur contribution volontaire au budget central, ils
verseront USD 1 million ces six prochaines années, pour alimenter le FCZ. Depuis
deux ans, un programme intitulé «Wetlands for the Future» lancé pour marquer le 25e
anniversaire de Ramsar, forme des administrateurs de zones humides en Amérique latine. Le
budget total prévu à cet effet est de USD 750.000.
173. Le Caddo Lake Institute annonce quil attribuera plus de USD 100.000 à ses activités Ramsar et créera la première académie régionale de sciences des zones humides et le premier centre régional Ramsar des Etats-Unis, à proximité du site Ramsar de Caddo Lake.
174. US AID investira plus de USD 5 millions en 1996 pour soutenir les principes de la Convention, notamment en ce qui concerne la gestion des zones côtières et des récifs coralliens et létablissement dun lien entre les écosystèmes deau douce et côtiers.
175. Plusieurs initiatives nationales, basées sur les principes de Ramsar, bénéficieront également de fonds supplémentaires, notamment le Site de Cheyenne Bottoms et les Everglades de Floride, avec USD 1,5 milliard pour des activités de restauration.
La Suisse
176. annonce quelle versera CHF 500.000 sur une période de deux ans probablement,
somme spécifiquement destinée à appliquer le Plan stratégique et à financer des
projets recommandés par le Bureau. La Suisse qui a lhonneur daccueillir le
Bureau Ramsar, verse depuis 1988, des contributions cinq fois supérieures au montant
demandé.
Le WWF
177. annonce quil versera immédiatement la somme de CHF 25.000 au Fonds de
conservation des zones humides. Il a déjà versé CHF 50.000 à ce Fonds ces dernières
années et dépensé CHF 50 millions par année pour des projets liés aux zones humides
et aux problèmes deau douce dans 60 pays.
Le Danemark
178. annonce quil versera 1 million de couronnes (CHF 220.000) pour
lapplication du projet de Plan stratégique, estimant toutefois que le Fonds pour
lenvironnement mondial (FEM) devrait rester le seul mécanisme de financement des
conventions mondiales relatives à lenvironnement. Cette contribution exceptionnelle
sera allouée dans le cadre du Fonds du 25e anniversaire, probablement pour réaliser les
Objectifs 2.6 et 2.7 du projet de Plan stratégique.
LIslande
179. a versé dix fois le montant de ses cotisations annuelles au profit du FCZ depuis
Kushiro. Pour marquer le 25e anniversaire, elle annonce quelle triplera cette somme.
Le Royaume-Uni
180. annonce le versement de 30.000 livres sterling pour soutenir lapplication du
projet de Plan stratégique et, plus précisément, pour aider à évaluer les ressources
des zones humides de la planète. (Le R.-U. annonce une contribution supplémentaire
dun million de livres sterling, au moins, pour des activités concernant le site
Ramsar de Danau Sentarum, en Indonésie, qui seront gérés par Wetlands International
Asie-Pacifique.)
La Hongrie
181. annonce que, malgré le poids de la transition économique, elle versera CHF 25.000
pour soutenir les objectifs de communication et de sensibilisation du projet de Plan
stratégique.
La France
182. annonce le versement de 10 millions de francs français (CHF 2,5 millions) pour des
projets multilatéraux et bilatéraux, et quelle étudiera de très près les
projets zones humides du FEM pour sassurer quils respectent bien les objectifs
du Plan stratégique. Outre sa contribution obligatoire, la France apporte déjà un
soutien au FCZ et à la communication.
Sri Lanka
183. sengage à verser 500.000 roupies par année pour contribuer à la réalisation
des objectifs Ramsar sur son territoire et annonce lattribution dune somme
constituée par des subventions et le budget national, à concurrence de USD 5.000, à
lapplication de programmes pour son site Ramsar et pour la conservation et
lutilisation rationnelle dautres zones humides.
Brian Schumacher, Haut Commissaire à
lAustralie pour le Canada
184. annonce le versement de CAD 1 million en faveur des activités menées au titre du
projet de Plan stratégique 1997-2002, somme qui sera versée conjointement par des
partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux actifs dans le domaine de la
conservation des zones humides au Canada. Cette contribution est destinée à appliquer
des techniques novatrices dans le domaine des zones humides à des programmes de
restauration des habitats, au traitement des eaux usées et à des politiques nationales
sur les zones humides, particulièrement en Amérique latine, aux Antilles et en Europe de
lEst.
Le Pakistan
185. sengage à augmenter sa contribution aux activités de conservation des zones
humides, qui passera de 500.000 à 1 million de dollars américains durant la prochaine
période triennale. Cette somme est destinée à des activités dutilisation
rationnelle ainsi que déducation et de sensibilisation du public dans son propre
pays.
La Bulgarie
186. annonce que, malgré les pressions de la transition économique, elle versera une
contribution annuelle de CHF 20.000 ces six prochaines années pour la réalisation des
objectifs du Plan stratégique au niveau national et, en particulier, pour des activités
transfrontières et de coordination dans sa région.
LInde
187. annonce le versement de CHF 25.000 pour des activités dans dautres pays en
développement.
Le Japon
188. annonce une contribution à lapplication des programmes dutilisation
rationnelle dans le cadre du Plan stratégique. Les programmes internationaux recevront 60
millions de yens et les programmes nationaux 40 millions de yens pour lexercice de
1996.
Birdlife International et la Royal Society for
the Protection of Birds
189. annoncent une contribution de 4.000 livres sterling pour le financement de la
Procédure de surveillance continue.
Kwabena Adjei, ministre du Territoire et des
Forêts (Ghana)
190. souhaite souligner à quel point les Africains prennent soin de leurs zones humides
en recourant à des moyens traditionnels, comme ils lont toujours fait, et veulent
travailler ensemble à lapplication du Plan stratégique; dans le cadre du 25e
anniversaire, il annonce le versement du USD 5.000 pour lapplication du Plan.
LAustralie
191. estime que son initiative est largement récompensée par les annonces de
contributions déjà faites et que le ministre de lEnvironnement, des Sports et des
Territoires annoncera la contribution de lAustralie au Fonds du 25e anniversaire à
loccasion de la soirée de gala. Elle remercie les pays qui ont répondu
favorablement à son initiative.
Au dîner de gala du 25e anniversaire
Le sénateur Robert Hill, ministre de
lEnvironnement, des Sports et des Territoires (Australie)
192. annonce une contribution de AUD 2 millions pour la réalisation des objectifs du
projet de Plan stratégique, et notamment des projets concernant les régions Asie et
Océanie.
[Des promesses de contributions ont été faites par les organisations non gouvernementales australiennes et par Canards Illimités à louverture de la sixième séance plénière; voir paragraphes 266 et 267 ci-dessous.]
[La discussion du Point XI de lordre du jour: Plan stratégique, Programme et Budget sest poursuivie durant la 4e séance plénière dont le compte rendu commence au paragraphe 196.]
Notes sur la quatrième séance plénière
25 mars, 09h00-17h30 et 26 mars 09h30-10h30
Thèmes pour lavenir: Intervention spéciale 5
Alessandro Russi (Italie)
193. présente «MedWet A Mediterranean Blueprint for Regional Wetland
Cooperation» (MedWet Modèle méditerranéen de coopération régionale pour les
zones humides). Il fait un historique du programme MedWet dont la phase I sachèvera
en juin 1996 par la tenue dune grande conférence à Venise, qui sera le catalyseur
de laction future. MedWet a donné le coup denvoi de la Politique nationale
adoptée par lItalie en matière de protection des zones humides et de la création
dun réseau de sites de zones humides. [Le texte intégral de cet exposé figure
dans le Volume 9/12 des Procès-verbaux.]
Thymio Papayannis (Groupe de coordination MedWet)
194. signale que la Phase II de MedWet, financée par lUnion Européenne, portera
essentiellement sur la mise en uvre de plusieurs aspects du Plan stratégique
Ramsar. La Phase I a révélé quil était impossible dutiliser les zones
humides de manière durable et rationnelle tant que les problèmes locaux qui sont à
lorigine de la disparition et de la dégradation des zones humides ne sont pas
résolus; que les efforts ne peuvent être couronnés de succès que si laction est
menée sur une période de dix à trente ans; que la collaboration de toutes les parties
concernées est essentielle; que pour être efficace il convient dêtre souple,
direct et compétent. Linitiative MedWet na de chances daboutir que si
lon peut convaincre les populations locales quelles en seront bénéficiaires.
[Le texte intégral de cet exposé figure dans le Volume 9/12 des Procès-verbaux.]
Point XIII de lordre du jour: Rapports des séances techniques
195. Les Rapports sont présentés par:
- Mme Nadra Nathai-Gyan (Trinité-et-Tobago) - Séance A sur lutilisation rationnelle des zones humides
- Mme Yaa Ntiamoa-Baidu (Ghana) - Séance B sur les caractéristiques écologiques et les changements dans les caractéristiques écologiques
- Mme Monique Barbut (France) - Séance C sur les interactions avec la Convention sur la diversité biologique, la Banque mondiale et le FEM
- Antonio Fernandez de Tejada (Espagne) - Séance D sur les plans de gestion
- Abdoulaye Ndiaye (Sénégal) - Séance E sur les critères Ramsar
- Anderson Koyo (Kenya) - Séance F sur la gestion communautaire des zones humides.
[Le Volume 10/12 des Procès-verbaux contient le texte intégral de ces rapports, les résumés des exposés présentés lors des Séances techniques, ainsi que le texte complet dun grand nombre de ceux.-ci.]
Point XI de lordre du jour: Plan stratégique, Programme et Budget
[suite de la troisième séance plénière, paragraphes 138-192]
Veit Koester (Danemark), président du Groupe de
rédaction établi par le Comité de la Conférence
196. présente le projet final de Plan stratégique [DOC.6.14 (Rév.1)]. Le Groupe, tout
en conservant lorientation générale du Plan, a étudié plusieurs propositions
damendements et dajouts, à lexception de celles qui introduisaient de
nouvelles questions à une étape trop avancée et celles qui ne respectaient pas
lesprit du plan. Les ONG ont apporté plusieurs contributions précieuses et M.
Koester les remercie de la compréhension et de lesprit de conciliation dont elles
ont fait preuve en acceptant que leurs propositions ne soient pas toutes prises en
considération. Le Plan, dans sa forme révisée, forme un tout à ne pas démembrer car
les compromis et le consensus sont fragiles.
197. La Ligne daction 6.1.5. sur lidentification des zones humides transfrontières a été incluse par erreur. Elle évoque de nouvelles questions à un stade trop avancé et sera donc supprimée. Le projet final de Plan stratégique na fait lobjet daucun amendement.
Graham Donald (R.-U.) président du Sous-groupe
des finances du Comité de la Conférence
198. présente le Projet de résolution VI.17 (Rév.1). Une augmentation budgétaire de
25% est acceptée et les délégations qui ne lappuient pas indiquent toutefois
quelles ne feront pas obstruction au consensus. Il ny a pas consensus sur la
cotisation annuelle minimum de CHF 1.000, cependant le Comité permanent et la Conférence
pourraient à nouveau soulever cette question à une date ultérieure. Le budget central
pour 1997-1999 ne prévoit pas de fonds pour la Procédure de surveillance continue, à
laquelle il faudra allouer des fonds aux titre des projets; certains sont déjà
disponibles. Un montant de CHF 70.000 a été versé au budget central au titre du Fonds
de conservation des zones humides. Le Barème de contributions de lONU sera
appliqué en 1997, 1998 et 1999 pour financer la Convention et dautres efforts
seront déployés afin de trouver une solution plus satisfaisante.
Le Caddo Lake Institute
199. estime que labsence de fonds attribués à la Procédure de surveillance
continue et la modestie des ressources allouées au Fonds de conservation des zones
humides risquent de porter atteinte à limage de la Convention; il serait bon de
publier une note affirmant que les Parties contractantes ne se désintéressent pas de ces
questions.
LUruguay
200. préfère lexpression «créances irrécouvrables» à «créances douteuses»
et propose de décider dun délai avant de passer aux profits et pertes les
arriérés de cotisation. Il prie le Secrétaire général et le Sous-groupe des finances
de réaffecter des fonds à la Procédure de surveillance continue, qui est lun des
éléments clés du Plan stratégique.
LAutriche
201 ne se réjouit pas de laugmentation budgétaire de 25% en raison des
restrictions budgétaires qui ont frappé son ministère de lEnvironnement, lequel
verse la cotisation due à Ramsar; elle acceptera toutefois laugmentation si un
consensus se dégage.
LEquateur
202. propose dajouter une ligne expliquant comment le Fonds de réserve sera
utilisé.
La Grèce
203. affirme quelle est prête à accepter laugmentation budgétaire de 25%.
Le Mexique
204. déclare quil préfère que le budget de la Convention ne soit pas augmenté en
raison des restrictions financières au niveau national mais, pour ne pas faire obstacle
au consensus, il accepte la résolution avec une réserve.
Les Etats-Unis dAmérique
205. doivent sopposer à toute augmentation budgétaire, parce quils
nont pas de budget à ce jour et quils se trouveront peut-être dans
lobligation de réduire leur appui traditionnel à la Convention; cette décision ne
signifierait en aucun cas quils portent un jugement négatif sur les travaux de la
Convention ou quils ne font plus confiance au Bureau. Le fait que les Etats-Unis
aient toujours versé une quote-part plus élevée quils ne devraient, prouve si
besoin est, leur attachement à la Convention. Les Etats-Unis espèrent quils
pourront continuer à verser une cotisation plus élevée que celle fixée par le barème
de lONU et ils ne chercheront pas à bloquer le consensus. Le Sous-groupe des
finances na pas pu pourvoir certains postes budgétaires appuyés par les
Etats-Unis et le Fonds de conservation des zones humides nest pas à son niveau
optimal; ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour alimenter davantage le Fonds de
conservation des zones humides et la Procédure de surveillance continue, tout en
encourageant les autres Parties à suivre leur exemple.
LAllemagne
206. indique quelle aurait préféré une augmentation moindre du budget en raison
des coupes que font les gouvernements nationaux et les organisations internationales mais
quelle fera de son mieux pour remplir ses obligations.
La France
207. réitère son appui sans faille à la Convention mais estime que cette nouvelle
augmentation importante, après laugmentation de 100 % acceptée à Kushiro, risque
dentraîner le défaut de paiement de certaines contributions.
La Belgique, le Canada et lItalie
208. feront de leur mieux pour satisfaire à laugmentation du budget de 25% malgré
les coupes pratiquées dans leurs budgets nationaux.
Le Danemark
209. ne bloquera pas le consensus mais aurait préféré laugmentation de 49 %.
Le Venezuela
210. na pas lintention de bloquer le consensus mais souhaite inscrire au
rapport quen raison de restrictions budgétaires il na jamais pu régler ses
contributions et sera encore moins en mesure de le faire avec laugmentation
proposée. Le Venezuela estime que le Comité permanent doit recevoir instruction de
réévaluer le barème des cotisations.
Point XIV de lordre du jour: Examen des décisions de la Conférence
DOC.6.4 Ajout I: Admission des observateurs
211. Aucune objection nest soulevée.
DOC.6.15 Rév.1: Le programme de travail du
Bureau
212. Suite au débat sur le budget, le poste proposé de Responsable de laide au
développement est retiré du budget central et le programme de travail est adapté à
loption proposant une augmentation de 25%. Les Pays-Bas se déclarent préoccupés
par le fait que les recommandations et résolutions prévoient beaucoup de nouvelles
tâches; il faudra réviser encore le Programme et le soumettre au Comité permanent. Les
Etats-Unis sont davis quil est possible daccomplir certaines de ces
tâches avec moins de personnel; les changements de priorité peuvent permettre de
réduire certains des coûts. Les Etats-Unis souhaitent une plus grande souplesse durant
la période triennale; le Secrétaire général doit avoir toute latitude pour organiser
le temps du personnel de manière à accomplir les tâches fixées mais ils considèrent
que le programme de travail est un document dorientation pouvant être adapté en
permanence. LObjectif 7, en particulier, ne semble pas mériter la priorité qui lui
est accordée.
Résolution VI.1 rév.1 sur les caractéristiques
écologiques des zones humides et le Registre de Montreux.
213. LAustralie, le Brésil, le Ghana et le WWF proposent des amendements.
Résolution VI.2 rév.1 sur ladoption de
critères spécifiques d'identification des zones humides d'importance internationale
tenant compte des poissons
214. Le Groupe de travail sur les critères relatifs aux poissons soumet un texte révisé
doù les références aux pêcheries ont été expurgées afin que la résolution
reste axée sur la conservation et afin de renvoyer les aspects relatifs aux activités
économiques humaines aux études qui seront faites en rapport avec la Résolution VI.3.
Les critères 4 (a) et 4 (b) ont été retenus mais 4 (c) et les lignes directrices
correspondantes ont été supprimés.
215. Le Kenya est davis que 4 (c), bien quil soit retiré de la résolution, doit être renvoyé au GEST pour une adoption future éventuelle et ce point est inscrit au cahier des charges du GEST. La Norvège fait remarquer que tout débat futur concernant un élargissement des critères Ramsar à des considérations autres que la conservation devra également être examiné dun point de vue juridique. La Nouvelle-Zélande précise ses raisons pour demander la suppression de 4 (c), à savoir quelle préfère intégrer des considérations sur les activités humaines dans un texte plus général. LIslande fait une déclaration. Il ny a pas dautre amendement.
Résolution VI.3 rév.1 sur lévaluation
des critères Ramsar didentification
216. LAustralie et BirdLife International proposent des amendements.
Résolution VI.4 rév.1 sur les estimations des
populations permettant dappliquer les critères sur les oiseaux deau
217. La Nouvelle-Zélande propose une amélioration.
Résolution VI.5 sur les zones humides karstiques
souterraines
218. Aucun amendement nest proposé.
Résolution VI.6 sur le Fonds de conservation des
zones humides
219. Cette résolution a pour but de changer le nom du Fonds pour quil prête moins
à confusion et pour simplifier la procédure dapprobation des projets.
LUruguay, au nom des 14 pays de la Région néotropicale, soppose vivement à
la proposition visant à donner entière discrétion au Secrétaire général en ce qui
concerne lattribution des subventions; avec tout le respect dû au Secrétaire
général, lUruguay a le sentiment que ce pouvoir incombe au Comité permanent.
Cest le GEST, et non les organisations partenaires, qui devrait conduire les
évaluations scientifiques et techniques. Le Canada est davis que le Comité
permanent a trop de travail pour pouvoir soccuper des petites subventions; il appuie
la résolution, ajoutant que le Secrétaire général fera rapport au Comité permanent.
Ce point de vue est appuyé par le Royaume-Uni, la Fédération de Russie et la Suisse.
LUruguay estime que ladministration du Fonds est une des tâches fondamentales
du Comité permanent et quil ne doit pas labandonner. La question est
renvoyée au Comité de la Conférence.
220. Le Secrétaire général présente les changements proposés par le Comité de la Conférence. Les références à une nouvelle procédure dapprobation des projets ont été supprimées mais le Comité permanent sera chargé de réviser le fonctionnement du Fonds, y compris son mécanisme dattribution des subventions, et de mettre en uvre tout changement jugé nécessaire. Aucun autre amendement nest proposé.
Résolution VI.7 sur le GEST
221. LUruguay, la Hongrie, lAustralie, la Trinité-et-Tobago, le Mexique,
lEquateur, le Brésil, le Pérou, lArgentine, lItalie et le WWF
interviennent dans la discussion, principalement à propos du projet de réseau
dexperts. M. Max Finlayson est désigné comme membre suppléant pour
lOcéanie. La Croatie soppose à la présence dun représentant de la
Yougoslavie dans le réseau dexperts proposé. Les délibérations se poursuivent
dans la soirée et le libellé concernant le réseau dexperts est modifié. La
Suisse recommande que le réseau dexperts soit informé en temps voulu des
activités du GEST. La Bolivie estime que la phrase «travailleront par correspondance»
qui englobe le courrier électronique et dautres formes de communication mais exclut
les réunions na pas le même sens en espagnol et devrait être remplacée. La liste
dexperts proposés sera supprimée de la résolution. Le Brésil ajoute une remarque
sur les priorités fixées par la CdP précédente. Aucun autre amendement nest
proposé.
Résolution VI.8 sur les questions relatives au
Secrétaire général
222. Aucun amendement nest proposé.
Résolution VI.9 rév.1 sur la coopération avec
la Convention sur la diversité biologique
223. Le Danemark se déclare préoccupé que lon puisse demander à la CdP de la
Convention sur la diversité biologique de discuter des zones humides alors quil
existe déjà une convention spécialisée pour ce faire. La Suisse propose un libellé
visant à résoudre ce problème.
Résolution VI.10 rév.1 sur la coopération avec
le FEM et les organismes chargés de son exécution
224. Aucun amendement nest apporté.
Résolution VI.11 sur le recueil des
recommandations et des résolutions
225. Aucun amendement nest apporté.
Résolution VI.12 sur les inventaires nationaux
et les sites candidats
226. Le Royaume-Uni, le Danemark, Malte, les Etats-Unis et BirdLife International
inter-viennent. Le Danemark et Malte présentent un projet final agréé.
Résolution VI.13 sur la soumission de
linformation relative aux sites désignés pour inscription sur la Liste
227. Des amendements au libellé sont proposés par Malte. La Belgique met en question
lutilité dadopter des recommandations sur des points agréés par les Parties
du simple fait de leur adhésion à la Convention. Le président fait remarquer que ce
nest pas seulement le cas pour la Convention de Ramsar.
Résolution VI.14 sur le 25e anniversaire et le
Plan stratégique
228. Aucun amendement nest proposé.
Résolution VI.15 sur le Règlement intérieur
229. Le Royaume-Uni et la Hongrie font des suggestions qui ne soulèvent aucune objection.
Résolution VI.16 rév.1 sur les procédures
dadhésion
230. Wetlands International et lEquateur proposent des amendements de forme. Le
Pérou demande dajouter une phrase sur les limites, qui devraient être établies
selon des normes fixées par les Nations Unies.
Résolution VI.17 rév.1 sur les questions
financières et budgétaires
231. Voir plus haut.
Résolution VI.18 sur le Prix Ramsar pour la
conservation des zones humides
232. Aucun amendement nest proposé.
Résolution VI.19 rév. 1 sur léducation
et la sensibilisation du public
233. Le Royaume-Uni explique la motivation de cette résolution et son importance, et
propose des amendements quant à la forme. LIrlande, lItalie et le WWF
proposent des amendements qui sont acceptés par le Royaume-Uni. Le Nature Conservation
Council souhaite une plus grande participation des ONG nationales et locales, insistant
sur le lien essentiel qui unit la politique nationale et lapplication au niveau de
la communauté, et demandant des structures mieux définies pour garantir la participation
des ONG.
Résolution VI.20 sur les remerciements aux
hôtes
234. LEquateur demande que lon remercie «le peuple et les gouvernements
australiens».
Résolution VI.21 sur létat des zones
humides et sur létablissement de rapports y relatifs
235. Les Pays-Bas, le Danemark, lEquateur, lIran, lUruguay et Wetlands
International proposent des améliorations au texte.
Résolution VI.22 sur le déplacement du
Secrétariat
236. La Suisse remercie la Trinité-et-Tobago de son intention de trouver un compromis sur
la formulation, et les Etats-Unis demandent que lappui de lUICN soit
souligné; une phrase est ajoutée au texte expliquant que des études sur le déplacement
du Secrétariat doivent être menées conjointement avec lUICN.
Recommandation 6.1 rév.1 sur la conservation des
tourbières
237. LAustralie demande un ajout concernant les solutions de substitution à
lutilisation de la tourbe pour lhorticulture; le Canada et la
Nouvelle-Zélande font des commentaires. La Suisse et la Hongrie proposent des amendements
et le Nature Conservation Council de Nouvelle-Galles du Sud estime que cette résolution
manque de vigueur.
Recommandation 6.2 rév.1 relative aux études
dimpact sur lenvironnement
238. LAustralie devrait figurer parmi les auteurs de cette recommandation. Le
Brésil et la Hongrie proposent des améliorations au texte.
Recommandation 6.3 rév.1 sur les populations
locales et la gestion des zones humides
239. Les Pays-Bas, lUruguay, les Etats-Unis et la République islamique dIran
proposent un nouveau libellé. LEquateur souhaiterait que «populations locales»
remplace «communautés locales» et «populations autochtones» pour éviter
dencourager une division sociale. Les Amis de la Terre sont déçus que les besoins
et aspirations des populations autochtones ne soient pas mieux pris en compte dans ce
texte. LItalie et la Bolivie font dautres propositions sur la forme. La Suède
fait observer que dans certaines instances la représentation des populations autochtones
est satisfaisante, par exemple au sein des délégations participant aux sessions, mais
que ce nest pas toujours le cas. Elle propose de formuler une procédure de
nomination. Le WWF se déclare prêt à aider le Bureau. LAustralie est chargée de
se réunir avec les Parties intéressées pour revoir le texte.
240. Le texte est remanié durant la nuit et toutes les Parties concernées parviennent à un accord. LONU a officiellement adopté lexpression «populations autochtones» et il convient de suivre son exemple. Aucun autre amendement nest proposé.
Recommandation 6.4 rév.1 sur les sites Ramsar
situés le long de la voie de migration Asie de lEst-Australasie
241. Aucun amendement nest proposé.
Recommandation 6.5 sur les programmes de
formation pour les administrateurs des zones humides
242. Aucun amendement nest proposé.
Recommandation 6.6 sur la mise en place de cadres
Ramsar dans les régions
243. Aucun amendement nest proposé.
Recommandation 6.7 rév. 1 sur les récifs
coralliens
244. Les Pays-Bas proposent une amélioration et aucun autre amendement nest soumis.
Recommandation 6.8 rév. 1 sur ladoption de
plans stratégiques pour les zones côtières
245. Le Danemark constate que cette recommandation najoute absolument rien à ce qui
avait été décidé à la CdP-2 de la Convention sur la diversité biologique.
Recommandation 6.9 rév.1 sur les politiques
nationales pour les zones humides
246. Le Brésil et les Philippines proposent une amélioration au texte.
Recommandation 6.10 rév.1 sur lévaluation
économique des zones humides
247. Les amendements issus de la Séance technique A ont été omis dans ce projet de
recommandation du fait dune erreur technique; le Canada présente les modifications,
avec une suggestion de la part des Etats-Unis dAmérique. Il ny a pas
dautre amendement.
Recommandation 6.11 sur la collaboration en
faveur des zones humides méditerranéennes
248. LEgypte figure parmi les auteurs