La
Convention de Ramsar sur les zones humides
La 9e Session de la Conférence des Parties contractantes
| "Les
zones humides et l'eau : richesse pour la vie, richesse pour en vivre" 9e Session de la Conférence des Parties contractantes à la Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971) Kampala, Ouganda, 8 au 15 novembre 2005 |
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Ramsar
COP9 DOC. 33
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Les zones humides et la réduction de la pauvreté
Exemples d'études de cas où l'utilisation et la gestion rationnelles des zones humides ont contribué à réduire la pauvreté
1. Inde : scénarios des flux environnementaux pour le lac Chilika
1. Le lac Chilika, une grande lagune côtière qui se trouve sur le littoral oriental de l'Inde, est un assemblage unique d'écosystèmes marins, saumâtres et d'eau douce. La lagune, très productive et riche en ressources halieutiques, assure les moyens d'existence de plus de 200 000 pêcheurs et 800 000 agriculteurs qui vivent dans son bassin versant.
2. Le développement a modifié les régimes hydrologiques et la biodiversité de la lagune et de son bassin versant, portant atteinte au capital de ressources naturelles de la région. En conséquence, des pressions se sont exercées sur les moyens d'existence et des conflits ont éclaté au sein des communautés qui vivent dans la lagune de Chilika et à proximité, ainsi que dans les plaines d'inondation associées.
3. Dans le cadre des programmes en cours de renforcement des ressources aquatiques, le barrage de Naraj a été construit à l'entrée du delta. Il avait pour but principal de permettre l'irrigation en amont du delta de Mahanadi et de contrôler les crues et l'engorgement des sols en aval. Or, le barrage influence le flux d'eau douce qui alimente la lagune et, de ce fait, a des incidences sur l'environnement et les moyens d'existence. La Chilika Development Authority a mis en place un suivi hydrobiologique de la lagune de Chilika auquel participe Wetlands International : le rôle fondamental que joue le système du delta de Mahanadi en régissant les flux d'eau douce dans la lagune a été clairement mis en évidence.
4. Le suivi a montré que toute réduction des débits d'eau du delta peut affecter gravement la productivité de la plaine d'inondation et entraîner des changements dans les caractéristiques écologiques de la lagune. Les résultats du suivi ont aussi démontré qu'il importait de réaliser une évaluation des flux environnementaux pour déterminer les régimes de flux en mesure de maintenir la qualité écologique tout en fournissant des avantages économiques importants aux communautés grâce à l'irrigation et à la maîtrise des crues.
5. Quatre scénarios de flux ont été conçus d'après une modélisation hydrodynamique et biologique. Ils ont fait l'objet de vastes consultations auprès de la communauté et d'une évaluation économique de leurs incidences dont le but était de déterminer quel type de gestion des flux permettrait aux communautés de retirer des avantages nets tout en maintenant la qualité environnementale de Chilika. Avec le maintient des flux d'eau douce à leur niveau actuel et la réduction des crues de haute intensité on pourra réaliser un avantage incrémental annuel global de 8,4 millions d'euros grâce à l'amélioration de la productivité agricole et ichtyologique.
6. La reconnaissance de la nature et de la valeur de l'écosystème de plaine d'inondation, l'intégration des plaines d'inondation dans la conservation et la gestion à l'échelle régionale grâce à des approches participatives de la gestion des flux environnementaux et au renforcement des réseaux institutionnels et des mécanismes de suivi sont parmi les stratégies qui visent à continuer d'améliorer les perspectives pour la lagune de Chilika.
2. Éthiopie : services écosystémiques des zones humides des hauts plateaux occidentaux
7. Dans les hauts plateaux occidentaux de l'Éthiopie, les marécages pérennes et les zones humides saisonnières jouent un rôle vital pour la population en l'aidant à assurer sa sécurité alimentaire en période de pénurie. La sécurité alimentaire est améliorée par la production de maïs vert et mûr et de légumes. Dans ces régions, la principale récolte a lieu au début de la saison des pluies, c'est-à-dire qu'elle est prête juste au moment où les produits alimentaires provenant des champs de montagne tarissent pour de nombreuses familles et où les pénuries commencent.
8. En outre, en zone rurale, beaucoup de personnes satisfont leur autre besoin vital - l'eau potable - grâce aux sources qui se trouvent en bordure de la zone humide. Le fonctionnement de ces sources d'eau relativement salubre dépend du niveau de la nappe phréatique maintenu par la zone humide.
9. Les zones humides contribuent aussi indirectement à la sécurité alimentaire en fournissant des produits que la population peut récolter et vendre pour un revenu qui lui permet d'acheter de la nourriture. Certains, parmi les plus pauvres, vivent de la récolte de matériaux pour l'artisanat qu'ils vendent à l'état brut ou transformés en objets d'artisanat. Dans les zones humides, on trouve aussi des plantes médicinales qui contribuent au bien-être des ménages, soit qu'ils les utilisent directement, soit qu'ils les vendent. Le rôle de ces sources de revenu était très important autrefois car elles permettaient même d'acheter du bétail. Toutefois, ces dernières années, ce revenu a beaucoup diminué et a pratiquement disparu là où l'agriculture de zone humide a augmenté.
10. On commence aussi à utiliser les zones humides pour la fabrication de briques, à mesure que les normes de logement urbain s'améliorent. C'est ce qui se passe surtout dans les régions de la zone de Jimma où la croissance urbaine est la plus rapide et où le revenu du café contribue à l'augmentation du revenu. Si l'on considère de nombreux avantages des zones humides, on constate qu'il existe un réseau de liens entre l'usager d'origine de la zone humide et le consommateur final des produits de la zone humide. En d'autres termes, presque chaque foyer des hauts plateaux occidentaux trouve un avantage dans les zones humides.
3. Afrique du Sud : le Programme " Travailler pour les zones humides "
11. Le Programme " Travailler pour les zones humides " a deux objectifs : i) garantir l'approvisionnement en eau de l'Afrique du Sud par la conservation des zones humides ; et ii) faire des efforts systématiques pour soulager la pauvreté, créer des emplois et améliorer les compétences. " Travailler pour les zones humides " fait partie du " Programme de travail public étendu " du gouvernement de l'Afrique du Sud, réalisé en partenariat avec le WWF et le Projet Mondi Wetlands.
12. Il y a actuellement 50 projets de remise en état des zones humides en cours dont les activités sont, généralement, les suivantes :
13. " Travailler pour les zones humides ", outre l'augmentation du revenu des bénéficiaires, contribue à améliorer les moyens d'existence. Les bénéficiaires signalent que 1) leur niveau de confiance a augmenté grâce au rôle qu'ils jouent dans le projet ; 2) la sécurité alimentaire s'est améliorée ; 3) la sécurité du revenu s'est améliorée ; et 4) le logement s'est amélioré.
4. Brésil : le projet Várzea
14. La " várzea " ou plaine d'inondation de l'Amazone est un des écosystèmes les plus importants du bassin tant sur le plan écologique qu'économique. L'intensification des pêcheries commerciales, l'exploitation commerciale du bois et l'expansion de l'élevage extensif de bovins et de buffles d'eau sont des facteurs d'épuisement des ressources naturelles de la várzea et de dégradation de sa capacité productive.
15. Le projet Várzea entrepris par le WWF, en collaboration avec des communautés de toute la plaine d'inondation, tente de renforcer la capacité des communautés de gérer durablement leur environnement local afin d'améliorer le revenu des ménages et leur qualité de vie. Le projet procède de la manière suivante :
16. À ce jour, les avantages du projet pour l'environnement comprennent la restauration des populations de poissons. Les avantages socio-économiques du projet à ce jour comprennent :
Pour
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22 999 0169, courriel
).
Informations portées sur le site le 6 decembre 2005, Dwight Peck, Ramsar.