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La
Convention sur les zones humides
Deux
nouveaux sites Ramsar aux Comores

Deux
nouveaux sites Ramsar aux Comores
Le Secrétariat
est heureux dannoncer que la Direction nationale de l'Environnement
et des Forêts (DNEF) du gouvernement des Comores vient d'inscrire
deux zones humides de montagne volcanique situées sur les deux
plus grandes îles de l'archipel. Lucia
Scodanibbio, du Secrétariat Ramsar, écrit que
d'après les Fiches descriptives Ramsar, Le
Karthala (13 000 hectares, 11°46'S 43°21'E), qui se
trouve au sud de Grande Comore (Ngazidja), est un volcan actif célèbre
possédant une caldera de 3 km de diamètre. Les versants
occidental et méridional sont couverts par une forêt humide
et dense où vivent plusieurs espèces endémiques qui
contribue ainsi à la conservation de la biodiversité mondiale.
Les autres versants portent différents types de végétation
selon l'exposition et l'altitude : forêt humide sempervirente, forêt
sèche, zone arbustive et fourrés de montagne (caractérisés
par des landes à Philippia) et alpages. On trouve, dans
le site, la totalité de la communauté aviaire de l'île
avec cinq espèces endémiques en danger, notamment le zosterops
du Karthala Zosterops mouroniensis, le petit-duc du Karthala Otus
pauliani, le gobemouche des Comores Humblotia flavirostris,
le drongo de la Grande Comore Dicrurus fuscipennis et le Drongo
de Mayotte Dicrurus waldenii. Il y a aussi deux espèces
de papillons menacées. Certaines espèces sont utilisées
à des fins médicinales et certaines zones sont considérées
comme des lieux sacrés. Les forêts jouent aussi un rôle
essentiel pour la prévention de l'érosion ; les terres étant
de plus en plus converties à l'agriculture, les risques de dégradation
des terres et de sédimentation du littoral augmentent considérablement.
Parmi les autres menaces pour le site, on peut citer les espèces
introduites et le déboisement pour le prélèvement
de bois de feu et de construction. Il est question de créer un
parc national qui pourrait améliorer le potentiel touristique de
la région.
Le
mont Ntringui (3000 hectares, 12°11'S 44°25'E), situé
sur Anjouan, la deuxième plus grande île des Comores, comprend
le mont Ntringui, point culminant de l'île et le lac de cratère
Dzialandzé, qui est la plus grande masse d'eau douce de l'île.
Le site est un habitat pour la roussette de Livingston Pteropus livingstonii,
une espèce endémique et en danger critique d'extinction
mais aussi l'une des plus grandes chauves-souris frugivore du monde ;
le lémur mongoz Eulemur mongoz, une espèce vulnérable
et des espèces d'oiseaux et de plantes endémiques qui dépendent
les uns des autres pour leur reproduction, leur dispersion et leur survie.
Les cours d'eau permanents qui irriguent les pentes du mont Ntringui jouent
un rôle providentiel pour l'alimentation en eau et l'irrigation
mais aussi comme source d'eau pour le bétail. Le site n'est pas
seulement important parce qu'il fournit des matériaux de construction,
des médicaments, du bois de feu, du miel mais aussi pour des raisons
spirituelles et touristiques. Il est cependant menacé par la croissance
démographique humaine, une utilisation non durable des ressources,
l'empiétement, lérosion et les espèces introduites.
Le risque de dégradation et de disparition des ressources d'eau
insulaires est inquiétant. Il n'existe pas de plans de gestion
du site mais l'ONG Action Comores Anjouan mène des activités
de conservation en collaboration avec les communautés locales et
un plan de conservation de Pteropus livingstonii a été élaboré.
Il est également question de transformer le site en parc national.
Les Comores ont aujourd'hui
trois zones humides d'importance internationale couvrant une superficie
totale de 16 030 hectares.

Le
Karthala

Le
Karthala, Ile de Ngazidja (Grande Comore)

Le
Mont Ntringui, the Ile de Ndzuani (Anjouan)

Pour
tout renseignement, contactez: Secrétariat de la Convention
de Ramsar, Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41
22 999 0170, fax +41 22 999 0169, e-mail ).
Publié le 1 decembre 2006, Dwight Peck, Ramsar.
 
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