La
Convention sur les zones humides
La Convention a une 138e Partie contractante: la Guinée équatoriale

Le Bureau Ramsar a le très grand plaisir d'annoncer que la République de Guinée équatoriale a terminé ses formalités d'adhésion le 2 juin 2003. En conséquence, l'UNESCO a avisé le secrétariat que la Convention sur les zones humides, amendée en 1982 et 1987, entrerait en vigueur pour la Guinée équatoriale le 2 octobre 2003. La nouvelle Partie a inscrit trois sites Ramsar bien que les détails les concernant sont encore relativement rudimentaires. Le territoire de la Guinée équatoriale comprend la partie continentale du Río Muni qui borde le Cameroun et le Gabon, l'île de Bioko dans la baie du Biafra, où se trouve la capitale Malabo, et plusieurs autres petites îles dans le golfe de Guinée, certaines fort éloignées de la côte. Deux des trois nouveaux sites Ramsar se trouvent respectivement aux extrémités nord et sud de la partie continentale et le troisième est une île. L'équipe régionale du Bureau pour l'Afrique assurera très prochainement le suivi auprès des autorités de la nouvelle Partie afin de rassembler des informations sur les sites comme l'exigent les Résolutions de la Conférence des Parties. Voici ce que nous en savons pour le moment:
La
"Isla de Annobón", qui se trouve à environ 350
km au large de la côte, est une petite île de 7 km sur 3 km d'importance
touristique, qui a été entièrement ou partiellement classée
réserve naturelle en raison du grand nombre d'oiseaux migrateurs et des
importantes plantes vasculaires que l'on y trouve. Les types de zones humides
principaux sont des récifs coralliens, des plages de sable ou de galets,
des étendues intertidales et au moins un lac permanent, et le site est
considéré d'importance internationale car il possède des
espèces vulnérables et remplit à la fois aux critères
pour les oiseaux d'eau et pour les poissons. La pêche traditionnelle,
la chasse et l'agriculture de subsistance sont les activités anthropiques
principales.
"Río Ntem o Campo" est une réserve naturelle le long du Ntem (ou Campo) qui trace la frontière avec le Cameroun au nord du pays. Le site est proposé pour la Liste car on y trouve des espèces vulnérables ou en danger et parce qu'il sert de lieu de nourrissage important, de frayère, de nurserie et/ou de voie de migration dont dépendent les poissons. La stabilisation du littoral et la maîtrise des crues sont parmi les importantes valeurs hydrologiques. L'industrie forestière est considérée comme une menace potentielle pour les caractéristiques écologiques du site.
La
"Reserva Natural del Estuario del Muni" (qui selon l'inscription
couvrirait 80 000 ha) dans le sud de la zone continentale du pays, est une région
d'estuaires et de montagnes proches du littoral, caractérisée
par une forêt dense, une forêt inondée et des prairies tourbeuses.
On trouve des forêts secondaires et des mangroves à l'embouchure
des fleuves Mitong, Mitemle et Mbante ou Mbané dans l'estuaire du Río
Muni. On signale la présence de lamantins, d'éléphants,
de babouins et d'oiseaux migrateurs. La pêche traditionnelle, la chasse
et l'agriculture de subsistance sont parmi les activités pratiquées
et les perturbations causées par la chasse excessive, la surpêche
et l'exploitation forestière sont perçues comme des menaces potentielles.
Un plan de gestion est en préparation.
La Convention sur les zones
humides souhaite la bienvenue à la Guinée équatoriale dans
la grande famille de Ramsar.
Pour
tout renseignement, contactez: Bureau de la Convention de Ramsar,
Rue Mauverney 28, CH-1196 Gland, Suisse (Tél. +41 22 999 0170, fax +41 22 999
0169, e-mail ramsar@ramsar.org
). Publié le 11 août 2003, Dwight Peck, Ramsar.